L’ancien haut magistrat Taïeb Rached est de nouveau concerné par une décision judiciaire. Selon une source judiciaire citée par la TAP, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière a confirmé l’essentiel du jugement rendu dans le dossier dit des « cassations sans renvoi », tout en réduisant certaines peines à dix ans de prison.
Cette décision intervient quelques jours après la confirmation d’une autre peine de cinq ans de prison visant Taïeb Rached dans un dossier distinct.
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Des peines revues en appel
La décision, rendue jeudi 21 mai 2026, concerne notamment Taïeb Rached, ancien premier président de la Cour de cassation, ainsi que plusieurs anciens magistrats et hommes d’affaires poursuivis dans cette affaire de corruption judiciaire et financière.
Selon la même source, la cour a réduit à dix ans de prison la peine prononcée contre Abdelrazak Bahouri pour faux commis par un fonctionnaire public dans l’exercice de ses fonctions.
La chambre a également ramené à dix ans de prison les peines visant Taïeb Rached et l’homme d’affaires Néjib Ismaïl pour participation à cette infraction. En revanche, la peine infligée à El Ouardi Nouisri pour blanchiment d’argent a été portée à six ans de prison.
L’arrêt confirme ainsi l’essentiel du jugement rendu en première instance en octobre 2025, lorsque des peines allant de 4 à 30 ans de prison avaient été prononcées dans ce dossier.
Le dossier des “cassations sans renvoi”
Cette affaire porte sur des interventions présumées dans des procédures judiciaires ayant bénéficié à des hommes d’affaires, notamment Fathi Jniyah et Néjib Ismaïl.
Selon les éléments relayés par la TAP, Taïeb Rached aurait notamment été impliqué, en 2018 et 2019, dans des interventions liées au traitement de certains dossiers judiciaires alors qu’il occupait de hautes fonctions dans l’appareil judiciaire tunisien.
L’affaire porte notamment sur la création de deux nouvelles chambres de cassation ayant abouti à des décisions favorables à des hommes d’affaires poursuivis, causant, selon l’accusation, des pertes financières estimées à près d’un milliard de dinars pour l’État tunisien.
