Le président américain Donald Trump a tenu, samedi 24 octobre 2026, des propos injurieux à l’égard de la Libye, du Yémen, d’Haïti et de la Somalie lors d’un meeting électoral en Géorgie. En réaction, le chef du gouvernement d’unité nationale libyen, Abdelhamid al-Dbeibah, a dénoncé dimanche ces déclarations et rappelé que la dignité de son pays ne pouvait servir de sujet aux débats électoraux américains.
Lors de son intervention à Perry, en Géorgie, Donald Trump a critiqué la politique migratoire de ses adversaires démocrates, les accusant de vouloir faciliter l’arrivée de migrants issus de plusieurs pays. Il a notamment qualifié la Libye, le Yémen, Haïti et la Somalie de « pays de merde », une expression particulièrement injurieuse, tout en les associant à des territoires qu’il a présentés comme touchés par le terrorisme.
Al-Dbeibah insiste sur la souveraineté libyenne
Dans une déclaration publiée dimanche, Abdelhamid al-Dbeibah a affirmé que la Libye était un État souverain et rejetait toute insulte visant le pays ou sa population. Il a également rappelé les sacrifices consentis par les Libyens dans la lutte contre le terrorisme.
Lire aussi : Libye : Saddam Haftar élargit son réseau de Washington à Netanyahu
« Nous veillons à entretenir nos relations avec les États-Unis sur la base du respect mutuel et nous n’accepterons pas que la dignité de la Libye et de son peuple soit un sujet de polémiques électorales », a-t-il déclaré, selon l’agence de presse libyenne Lana.
Des propos tenus à l’approche des élections américaines
Les déclarations de Donald Trump interviennent à quelques jours des élections de mi-mandat américaines, prévues le 3 novembre. Le scrutin doit renouveler les sièges concernés au Congrès et constitue un enjeu majeur pour le Parti républicain et l’administration Trump.
Les questions migratoires figurent parmi les thèmes centraux du débat politique américain. Les propos du président ont toutefois suscité une réaction officielle à Tripoli, où le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de préserver des relations bilatérales fondées sur le respect mutuel.
Les deux pays entretiennent des échanges économiques et sécuritaires, tandis que Washington participe aux efforts diplomatiques visant à favoriser un règlement de la crise politique libyenne.