La guerre au Moyen-Orient connaît un nouveau tournant dangereux. Le président américain Donald Trump a menacé ce vendredi de frapper directement des infrastructures civiles stratégiques iraniennes, notamment des ponts, centrales électriques et installations énergétiques, si Téhéran ne cède pas aux exigences de Washington.
Selon plusieurs médias internationaux, cette nouvelle sortie intervient après une série de messages offensifs publiés par le locataire de la Maison Blanche, qui a évoqué des frappes « extrêmement dures » contre des sites essentiels au fonctionnement du pays.
Reuters rapporte que la menace vise explicitement les ponts et les centrales de production électrique, alors que d’autres déclarations antérieures avaient déjà mentionné les puits pétroliers et les usines de dessalement.
Une menace qui fait craindre une escalade majeure
Cette rhétorique alimente les inquiétudes d’un embrasement régional plus large, alors que les hostilités entre les États-Unis, Israël et l’Iran se poursuivent depuis plusieurs semaines.
Des experts en droit international humanitaire rappellent que les infrastructures indispensables à la survie des civils — comme l’électricité, l’eau potable ou les ponts permettant l’acheminement des secours — bénéficient d’une protection stricte au regard des Conventions de Genève. Plusieurs observateurs estiment que de telles frappes pourraient être assimilées à des crimes de guerre si elles visaient délibérément des objectifs civils.
Téhéran menace de riposter
Face à cette pression, l’Iran a déjà averti qu’il pourrait viser à son tour des infrastructures énergétiques et hydrauliques dans la région si ses propres installations étaient attaquées.
Le bras de fer dépasse désormais le seul terrain militaire : les marchés pétroliers restent sous tension, notamment autour du détroit d’Ormuz, pendant que la communauté internationale redoute une aggravation de la crise humanitaire et économique.
Cette nouvelle séquence confirme que le conflit entre dans une phase de surenchère stratégique, où la menace contre les infrastructures civiles devient un levier de pression politique autant qu’un risque majeur pour les populations.