La Tunisie a acheminé une cargaison de médicaments et de matériel médical vers la République démocratique du Congo (RDC), où l’épidémie d’Ebola continue de s’étendre et touche désormais 63 zones de santé.
L’aide tunisienne a quitté le pays le 22 septembre 2026 à bord d’un avion militaire à destination de l’aéroport international de Kinshasa, selon le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger.
Médicaments et matériel médical
La cargaison comprend une quantité importante de médicaments ainsi que du matériel médical et paramédical destiné à renforcer les capacités des autorités sanitaires congolaises.
Plusieurs départements et organismes tunisiens ont été mobilisés pour cette opération : les ministères des Affaires étrangères, de la Défense nationale, de la Santé et des Affaires sociales, ainsi que le Croissant-Rouge tunisien et l’Union tunisienne de solidarité sociale.
Les services du ministère de la Défense nationale ont assuré le chargement et le transport de l’aide. À Kinshasa, l’ambassade de Tunisie doit superviser sa remise aux autorités congolaises.
L’épidémie atteint désormais 63 zones de santé
L’envoi tunisien intervient alors que l’épidémie provoquée par le virus Ebola Bundibugyo continue de progresser en République démocratique du Congo.
Selon le dernier rapport de situation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), arrêté au 20 septembre, 7.733 cas confirmés et 3.732 décès ont été enregistrés, soit un taux brut de létalité de 48,3%.
Par rapport au précédent rapport de situation de l’OMS, 475 nouveaux cas confirmés et 222 décès supplémentaires ont été recensés.
L’épidémie touche désormais 63 zones de santé. L’OMS signale notamment son extension à Dungu, dans la province du Haut-Uélé, près de la frontière avec le Soudan du Sud.
L’Ituri demeure le principal foyer de l’épidémie, concentrant 76,9% des cas confirmés cumulés. Une transmission importante persiste également dans le Nord-Kivu et le Haut-Uélé.
L’OMS souligne que la dynamique de transmission reste géographiquement hétérogène, malgré des signes de recul observés dans certaines des principales zones touchées.
L’apparition de cas dans de nouvelles zones maintient toutefois le risque d’une poursuite de l’expansion géographique de l’épidémie, alors que les autorités congolaises et leurs partenaires cherchent à renforcer les capacités de surveillance, de prise en charge et de riposte.
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