Alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état de plus de 900 cas suspects d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), dont 101 confirmés, les autorités tunisiennes ont décidé de renforcer les mesures de surveillance sanitaire aux frontières. Tunis affirme vouloir prévenir tout risque d’introduction des virus Ebola et Hantavirus à travers un dispositif de contrôle déployé dans les aéroports, ports et postes frontaliers terrestres.
Plus de 900 cas suspects recensés en RDC
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé que plus de 900 cas suspects de fièvre hémorragique Ebola ont été identifiés en République démocratique du Congo, dont 101 cas confirmés.
L’épidémie touche principalement la province de l’Ituri, dans l’est du pays, où près de cinq millions de personnes vivent dans un contexte de conflit armé et d’instabilité sécuritaire.
Selon l’OMS, les déplacements de population, la fuite de certains agents de santé et l’insécurité compliquent fortement les opérations de recherche des contacts et de prise en charge des patients.
Le 16 mai dernier, l’organisation avait classé l’épidémie liée à la souche Bundibugyo en RDC et en Ouganda comme une urgence de santé publique de portée internationale.
Le 22 mai, l’OMS a relevé son niveau d’évaluation du risque à « très élevé » au niveau national, tout en le maintenant à « élevé » à l’échelle régionale et à « faible » au niveau mondial.
La Tunisie active un dispositif de surveillance renforcé
Face à cette situation, les autorités tunisiennes ont annoncé le renforcement des contrôles sanitaires dans les différents points d’entrée du territoire.
Le directeur général du Centre national de pharmacovigilance, le docteur Riadh Dghafous, a indiqué que ce protocole cible principalement les voyageurs provenant de zones ayant enregistré des foyers épidémiques récents.
Le dispositif prévoit notamment la prise de température ainsi que des tests PCR pour certains cas suspects, en particulier en lien avec Ebola.
Des espaces d’isolement sanitaire ont également été aménagés afin de permettre une prise en charge immédiate des personnes présentant des symptômes ou des résultats suspects.
Les autorités tunisiennes assurent toutefois qu’aucune inquiétude particulière n’est signalée à ce stade, tout en insistant sur la nécessité de maintenir un niveau élevé de vigilance.
Les autorités sanitaires tunisiennes ont également évoqué le risque lié au Hantavirus, un virus transmis principalement par les rongeurs et connu depuis plusieurs décennies.
Selon les spécialistes, la transmission entre humains reste rare, mais certaines formes sévères peuvent provoquer des atteintes rénales ou pulmonaires importantes.
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