La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a rejeté, ce mercredi, la demande de remise en liberté de la présidente du parti de la Troisième République, Olfa Hamdi. Elle restera en détention provisoire et sera jugée par la chambre criminelle du tribunal militaire permanent de Tunis.
La juridiction d’appel a confirmé la poursuite de la procédure judiciaire engagée contre Olfa Hamdi et ordonné son renvoi devant la justice militaire pour être jugée sur le fond de l’affaire.
Interpellation et placement en détention
Olfa Hamdi avait été interpellée le 15 février à l’aéroport international Tunis-Carthage, à la suite d’un avis de recherche émis à la demande de la justice militaire. Elle avait ensuite été placée en détention provisoire dans le cadre de l’enquête en cours.
La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a rejeté la demande de libération introduite par la défense. Cette décision confirme la poursuite de la détention provisoire de l’ancienne PDG de Tunisair.
Renvoi devant la justice militaire
La juridiction d’appel a également décidé le renvoi de Olfa Hamdi devant la chambre criminelle du tribunal militaire permanent de Tunis, chargée de statuer sur le fond de l’affaire.
Depuis son arrestation, ses avocats ont multiplié les démarches pour obtenir sa libération, estimant que son maintien en détention n’était pas justifié. La procédure judiciaire suit toutefois son cours sans qu’elle l’ait été clarifiée par les autorités judiciaires.
Rappelons qu’avant son arrestation Olfa Hamdi avait multiplié les apparitions publiques très controversées notamment par le biais de ses réseaux sociaux, critiquant la classe politique traditionnelle, mais visant aussi directement le président de la République.
En s’érigeant en cheffe d’un gouvernement “parallèle” et en appelant à une nouvelle République, Olfa Hamdi a joué la provocation au point d’être traitée de populiste par ses détracteurs.
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