Je n’ai oublié ni la place ni le passage Garibaldi dont une plaque émaillée continue à signaler la présence feutrée. Arpenter le passage en jetant un coup d’œil subreptice aux portes des immeubles.
Aller jusqu’au bout du passage qui finit en impasse puis revenir sur la place Garibaldi et se souvenir de la rue de Rome, du lycée italien et des dizaines de boutiques où tailleurs, coiffeurs et chapeliers gagnaient leur vie.
Chaque fragment compte, chaque pièce s’emboîte avec une autre, chaque bribe de mémoire est signifiante. Je rassemble des lambeaux de sens, des scories du temps.
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