La polémique autour de la vidéo diffusée par le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir continue de provoquer des réactions internationales. Ce jeudi 21 mai 2026, l’Italie a officiellement demandé à l’Union européenne d’imposer des sanctions contre le responsable israélien après la diffusion d’images montrant des militants de la flottille pour Gaza humiliés après leur arrestation.
Rome dénonce des « actes inacceptables »
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani a annoncé sur le réseau X avoir sollicité des sanctions européennes visant Itamar Ben Gvir. Le chef de la diplomatie italienne a dénoncé « des actes inacceptables commis contre la flottille », évoquant notamment « la capture des militants en eaux internationales » ainsi que « le harcèlement et les humiliations auxquels ils ont été soumis ».
Antonio Tajani estime que ces pratiques constituent une violation des droits humains fondamentaux.
Une vidéo qui alimente le scandale diplomatique
La controverse est née après la diffusion par Itamar Ben Gvir d’une vidéo montrant des militants européens de la flottille « Sumud » agenouillés, les mains liées et le front contre le sol après leur interception par les forces israéliennes.
Les images, largement relayées sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias internationaux, ont provoqué une vague d’indignation en Europe.
Plusieurs responsables politiques et organisations de défense des droits humains dénoncent des traitements humiliants infligés aux militants arrêtés après l’arraisonnement de leurs embarcations en Méditerranée.
Une pression croissante sur le gouvernement israélien
Cette nouvelle prise de position italienne accentue la pression diplomatique sur le gouvernement de Benjamin Netanyahu déjà confronté à de nombreuses critiques internationales concernant la gestion du dossier de Gaza et le comportement de certains ministres de son gouvernement d’extrême droite.
L’affaire de la flottille continue ainsi de raviver les tensions autour des opérations israéliennes en Méditerranée et du traitement réservé aux militants pro-palestiniens interceptés en mer.