La Tunisie poursuit son programme de retour volontaire des migrants en situation irrégulière en coopération avec l’Organisation internationale pour les migrations. Depuis 2022, plus de 22.000 personnes ont été rapatriées vers leurs pays d’origine, selon les chiffres dévoilés lundi par les autorités tunisiennes et l’OIM.
Plus de 2100 retours enregistrés depuis le début de 2026
Le chef de mission de Organisation internationale pour les migrations en Tunisie, Azouz Samri, a annoncé que 22.377 migrants en situation irrégulière ont bénéficié du programme de retour volontaire et de réintégration depuis son lancement en 2022.
Parmi eux, 2103 migrants principalement originaires d’Afrique subsaharienne, ont été rapatriés au cours de l’année 2026 (1614 en 2022 ; 2.557 en 2023 ; 7250 migrants en 2024 ; 8853 migrants en 2025). L’organisation prévoit également d’assurer prochainement le retour d’environ 400 migrants supplémentaires.
Ces déclarations ont été faites à l’occasion d’une rencontre tenue au siège du ministère des Affaires étrangères entre Azouz Samri et le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti.
Tunis insiste sur la nécessité d’accélérer le rythme des retours volontaires
Selon un communiqué du ministère, la réunion a permis d’évaluer les résultats du programme de retour volontaire et de réintégration destiné aux migrants en situation irrégulière.
Le ministre a salué les efforts déployés par l’OIM pour organiser ces opérations dans le respect des droits humains et de la dignité des migrants.
Il a également insisté sur la nécessité d’accélérer le rythme des retours volontaires tout en renforçant l’accompagnement social, logistique et sanitaire afin d’assurer des conditions de réintégration durables dans les pays d’origine.
Le responsable tunisien a par ailleurs plaidé pour une meilleure coordination entre les différentes parties prenantes et pour la mise en place de mécanismes encourageant le retour volontaire, dans une logique de développement solidaire et de création d’opportunités économiques.
Des projets pour lutter contre la migration irrégulière
La rencontre a aussi porté sur plusieurs programmes de coopération entre la Tunisie et Organisation internationale pour les migrations liés au développement et à l’insertion économique.
Parmi eux figure le projet « Helma », destiné à renforcer l’insertion sociale et professionnelle des jeunes les plus exposés à la migration irrégulière ainsi que des catégories vulnérables, grâce à des formations adaptées et au développement des compétences.
Les discussions ont également évoqué le projet « Mobi-TRE », qui vise à mobiliser les investissements et l’expertise de la diaspora tunisienne afin de soutenir le développement économique des régions de l’intérieur et de favoriser la création d’emplois durables pour les jeunes.
L’OIM salue l’approche tunisienne
De son côté, le chef de mission de l’OIM a salué l’approche tunisienne dans la gestion de la migration irrégulière.
Selon lui, cette stratégie repose sur la protection des droits des migrants, la lutte contre la traite des êtres humains et le démantèlement des réseaux de criminalité organisée liés à la migration clandestine.

