Un pèlerin tunisien est décédé à La Mecque, premier cas enregistré cette saison parmi les 10.982 Tunisiens présents aux Lieux Saints. Selon la mission tunisienne, son état de santé s’était déjà dégradé avant son départ, ce qui relance la question du suivi médical préalable au Hajj. Les autorités assurent toutefois que la situation sanitaire générale demeure stable, à l’approche du jour d’Arafat.
Un décès survenu après une dégradation de l’état de santé
Le responsable chargé de la gestion du Hajj au sein du Bureau des affaires des pèlerins tunisiens, Anis Mzoughi, a annoncé lundi le décès de Mohamed Barhoumi, originaire de la délégation de Hichria dans le gouvernorat de Sidi Bouzid.
Selon ses déclarations à l’Agence TAP, le pèlerin est décédé à son lieu de résidence à La Mecque après une dégradation de son état de santé déjà constatée avant son départ de Tunisie.
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Le responsable a toutefois rassuré quant à l’état sanitaire général des pèlerins tunisiens, indiquant qu’aucune complication grave n’a été enregistrée malgré la présence importante de personnes âgées et de fidèles atteints de maladies chroniques.
A partir de là, il est important de se poser la question de savoir comment un pèlerin dont l’état de santé s’est dégradé avant son départ a-t-il pu faire le voyage vers La Mecque ?
Il faut savoir qu’avant d’effectuer le pèlerinage, les pèlerins doivent obtenir le certificat d’aptitude obligatoire pour le Hajj. Il doit donc passer une série d’examens cliniques, biologiques et radiologiques.
Ces examens se déroulent dans les centres de santé de base désignés par le ministère de la Santé. Les examens requis sont sont réalisés par la commission médicale qui effectue une multitude de tests (tension artérielle, fonctions cardiaques et respiratoires) en plus des tests cognitifs et de mémoire. Des analyses biologiques et un examen radiologique sont également effectués en plus des vaccinations obligatoires à réaliser.
Dans le cas où un pèlerin souffre d’une maladie chronique stabilisée (diabète, hypertension, insuffisance), il doit impérativement apporter un rapport médical circonstancié rédigé par son médecin traitant habituel.
Une surveillance médicale permanente
La mission tunisienne poursuit un suivi médical permanent des pèlerins durant tout le séjour. Chaque vol est accompagné d’une équipe composée d’un médecin et d’un infirmier, tandis que des visites quotidiennes sont assurées dans les lieux d’hébergement.
Des permanences nocturnes ont également été mises en place afin d’intervenir rapidement en cas d’urgence sanitaire, notamment à l’approche des rites les plus éprouvants du pèlerinage.
À quelques jours du rassemblement d’Arafat, moment central du Hajj, les autorités tunisiennes intensifient les préparatifs logistiques et sanitaires.
Les équipes d’encadrement travaillent sur l’organisation du transport des pèlerins ainsi que sur l’aménagement des camps d’accueil. Des campagnes de sensibilisation sont également menées afin de prévenir les risques liés aux fortes chaleurs.
Les responsables appellent les pèlerins à s’hydrater régulièrement, à limiter les efforts physiques avant Arafat et à respecter strictement les consignes de sécurité.
Plus de 10.900 pèlerins tunisiens cette année
La saison du Hajj 2026 compte au total 10.982 pèlerins tunisiens. Les premiers départs vers les Lieux Saints ont commencé le 7 mai, tandis que les vols retour vers la Tunisie sont programmés entre le 1er et le 14 juin.
Ce premier décès enregistré en 2026 reste très inférieur au lourd bilan de 2024, année durant laquelle 60 pèlerins tunisiens avaient perdu la vie lors du Hajj dans un contexte marqué par une vague de chaleur extrême dépassant les 50°C et la présence de nombreux pèlerins non encadrés officiellement.
En 2025, les autorités tunisiennes avaient recensé cinq décès parmi les pèlerins tunisiens, des cas attribués à des causes naturelles selon le ministère des Affaires religieuses.
