De violents affrontements ont éclaté vendredi dans la région d’El-Harcha et aux abords de la raffinerie de Zaouïa, à l’ouest de Tripoli, entre des groupes armés liés aux milices d’Appui 1 et d’Al-Nasr.
Les combats, menés avec des armes légères et moyennes, s’inscrivent dans les rivalités récurrentes entre factions armées opérant dans l’ouest libyen sous l’autorité théorique du gouvernement de Tripoli. Le bilan provisoire fait état de deux morts, plusieurs blessés et des dégâts matériels.
La société de raffinage de Zaouïa a annoncé l’arrêt complet de la raffinerie ainsi que l’évacuation du port pétrolier voisin pour protéger les employés et les installations.
Une zone sensible de l’ouest libyen
La Mission d’appui des Nations unies en Libye a condamné les affrontements et appelé à un cessez-le-feu immédiat. Une force neutre est entrée dans la ville vendredi soir pour tenter de contenir l’escalade.
L’ouest libyen connaît régulièrement des affrontements entre groupes armés sur fond de contrôle des routes, des trafics et des infrastructures pétrolières.
Pourquoi la Tunisie suit la situation de près
Zaouïa se situe sur l’axe reliant Tripoli au poste frontalier de Ras Jedir, principal passage entre la Tunisie et la Libye.
Lors de précédentes tensions dans l’ouest libyen, la circulation vers Ras Jedir avait déjà été perturbée, affectant les échanges commerciaux, les déplacements des voyageurs et l’activité du sud-est tunisien.