La commission administrative nationale de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), réunie jeudi, a exprimé son refus de la poursuite de l’absence du dialogue social à l’échelle des entreprises, des régions et au niveau central. Elle appelle à la relance de ce mécanisme et à la mise en place de ses dispositifs de manière effective et régulière.
Dans un communiqué, l’organisation syndicale dénonce également la hausse des prix qu’elle qualifie d’inédite et difficilement maîtrisable. Elle estime que cette inflation a entraîné une dégradation importante du pouvoir d’achat des salariés.
Augmentations salariales dans les trois grands secteurs
Sur le plan revendicatif, la commission appelle à des augmentations salariales dans les trois grands secteurs, à savoir la fonction publique, le secteur public et le secteur privé. Elle demande également des revalorisations des pensions de retraite ainsi que du salaire minimum industriel et agricole.
L’organisation insiste aussi sur la nécessité de verser les augmentations au titre de l’année 2025 dans le secteur privé, dans le cadre du dialogue et du respect des accords conclus, afin de préserver la crédibilité de la négociation collective.
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La commission administrative souligne par ailleurs que la défense des droits économiques et sociaux reste étroitement liée aux libertés syndicales, publiques et individuelles, ainsi qu’à la liberté de la presse et d’expression, et au respect de l’État de droit et de ses institutions.
Engagement à poursuivre une action syndicale
Enfin, elle réaffirme son engagement à poursuivre une action syndicale qu’elle qualifie de légitime, en défense des droits des travailleurs et de l’intérêt national, dans un cadre d’unité, d’indépendance et d’attachement aux principes fondateurs du syndicalisme.