Depuis plus d’un siècle, la ligne du TGM rend d’éminents services aux habitants de Tunis, la Goulette, et la Marsa dont les lettres initiales donnent son acronyme à ce train de banlieue.
Toutefois, depuis quelques années, le TGM n’est plus ce qu’il était. Des rames vétustes, des gares délaissées, des voies envahies par les herbes folles et des cadences qui éloignent les usagers.
Est-il acceptable qu’il n’y ait quasiment plus qu’un train par heure ? Pourquoi ces pannes à répétition qui immobilisent le train et laissent les voyageurs en rade ? Pourquoi ces guichets vides, pratiquement abandonnés ?
Seules les gares de Tunis, la Goulette et la Marsa échappent à cette situation. Ce sont des gares principales, des vitrines alors que les gares secondaires sont moins bien loties.
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Même si une efficace ligne de bus double celle du train, il est aberrant de négliger ce qui donne son identité historique au TGM. Ce laisser-aller cacherait-il un abandon silencieux et progressif de la ligne ?
Le fait est que les usagers n’y comprennent plus grand-chose et constatent que leur train dépérit à vue d’œil. Ceci sans évoquer le cas fréquent de touristes étrangers qui découvrent en empruntant cette ligne l’inacceptable délabrement de rames rafistolées avec du contre-plaqué.
Que faire pour rendre pleinement son rôle au TGM ? Comment exploiter efficacement cette ligne et lui rendre une importance qu’elle ne devrait pas perdre ?
Enfin, la vétusté des rames saute aux yeux et sans doute est-il temps de les remplacer !
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