Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a effectué mercredi 1er avril 2026 une visite de terrain sur le premier tronçon de l’autoroute Tunis–Jelma, reliant Tunis à Zaghouan sur une distance de 26 kilomètres. L’objectif était d’évaluer l’état d’avancement des travaux et d’identifier les éventuels obstacles.
Une réunion de travail a été organisée à cette occasion pour faire le point sur les trois premiers lots du projet : Tunis–Zaghouan (lot 1), Zaghouan–El Fahs (lot 2) et El Fahs–Nadhour (lot 3). Le ministre a insisté sur le respect strict du calendrier, avec une mise en service progressive des différents tronçons prévue à partir de 2027.
Renforcer les moyens matériels et humains
Il a appelé les entreprises en charge des travaux à renforcer les moyens matériels et humains afin d’accélérer le rythme d’exécution, tout en veillant au respect des normes techniques et des exigences de qualité. Il a également souligné l’importance d’une coordination continue entre les différents intervenants, tant au niveau central que régional, pour résoudre rapidement les difficultés pouvant entraver l’avancement du chantier.
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D’une longueur totale de 186 kilomètres, l’autoroute Tunis–Jelma traverse plusieurs gouvernorats, notamment Ben Arous, Zaghouan, Kairouan et Sidi Bouzid. Le projet, réparti en huit lots, représente un investissement global estimé à 1,7 milliard de dinars. À ce jour, le taux d’avancement global des travaux est d’environ 38 %.
Améliorer la liaison entre la capitale et les régions de l’intérieur
Considéré comme un projet structurant, cet axe autoroutier vise à améliorer la liaison entre la capitale et les régions de l’intérieur, à stimuler l’activité économique et à renforcer la dynamique de développement régional.
La visite du troisième lot s’est déroulée en présence du gouverneur de Zaghouan, Karim Brinji, ainsi que de responsables centraux et régionaux, et de représentants des entreprises et des bureaux d’études impliqués dans la réalisation du projet.
Outre l’autoroute Tunis–Jelma, la Tunisie s’engage dans un programme ambitieux de développement de ses infrastructures de transport. Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a annoncé pour 2026 le lancement de 16 nouveaux projets routiers et autoroutiers ainsi que plusieurs ouvrages d’art, représentant un investissement d’environ 2,8 milliards de dinars destiné à améliorer la connectivité interne du pays et à renforcer les liaisons entre les régions.
Un dynamique de projets
Dans le même temps, des initiatives de modernisation et de renforcement du réseau routier classé sont en cours, soutenues par des financements nationaux et internationaux, y compris des prêts dédiés à l’amélioration de routes stratégiques touchant plusieurs gouvernorats. Au-delà des routes, d’autres projets d’infrastructures de transport sont également à l’étude ou en développement, tels que des plans d’expansion de réseaux ferroviaires ou des travaux d’extension pour moderniser l’aéroport international de Tunis‑Carthage.