Le congrès de l’Union générale tunisienne du travail se poursuit à Monastir dans un climat mêlant débats de fond et tractations en coulisses. Alors que les commissions planchent sur les motions, les premières configurations électorales pour le bureau exécutif commencent à émerger. En parallèle, des amendements majeurs au règlement intérieur ont été adoptés.
Des listes en formation pour le bureau exécutif
En marge des travaux officiels, la bataille pour le futur bureau exécutif s’intensifie.
Une première liste se dessine autour de Slaheddine Selmi, regroupant plusieurs figures syndicales, dont Othman Jalloul, Taher Barbari, Jabran Bouraoui, Salah Hamed, Selouane Smairi, Ahmed Jaziri, Slim Bouzidi, Fakhri Aouiti, Wajih Zaidi, Samia Hajji, Nahla Sayadi, Boulbaba Salmi, Taieb Bahri et Mabrouk Ben Toumi.
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Face à elle, une autre liste serait en gestation sous la conduite de Farouk Ayari.
Des discussions évoquent également la possible formation d’une troisième liste plus restreinte, issue d’alliances entre candidatures individuelles, sans qu’elle ne soit encore clairement structurée.
Abrogation du controversé article 20
Parmi les décisions marquantes figure la suppression de l’article 20 du règlement intérieur, qui avait suscité de vives tensions internes.
Le congrès a opté pour un retour aux dispositions du Congrès de Djerba 2006, limitant à deux mandats consécutifs la possibilité de siéger au bureau exécutif, y compris pour le poste de secrétaire général. L’article abrogé autorisait auparavant trois mandats successifs.
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Les congressistes ont également validé une nouvelle configuration de la direction nationale : un bureau exécutif composé de 13 membres, un maximum de quatre retraités parmi ses membres, une représentation féminine d’au moins deux femmes, un mandat renouvelable une seule fois.
En parallèle, les responsables des fédérations et des unions régionales pourront se présenter pour trois mandats consécutifs, mais sans pouvoir occuper le poste de secrétaire général plus de deux fois.
Débats tendus et validation des rapports
Les discussions ont été particulièrement animées lors de l’examen des rapports moral et financier. Plusieurs interventions ont vivement critiqué le bilan du bureau exécutif sortant. Malgré ces tensions, les deux rapports ont été adoptés dans la soirée.
Un projet visant à lever le gel de certains responsables syndicaux a, en revanche, été reporté à une date ultérieure.