Sur le stand de Fatma, à l’entrée de la ville de Testour, les effluves ne trompent pas puisque les odeurs du pain imprègnent les alentours.
La boulangère traditionnelle s’affaire autour de son « tajin ». Elle pétrit le pain puis isole de petites boules de pâte sur une planche.
Une à une, elle en étale la pâte jusqu’à former une feuille à la fois fine et légère qu’elle dépose délicatement dans le récipient en terre cuite qui est sur le feu.
Ce pain paysan que nous appelons mlaoui, sera cuit en quelques instants. Ces galettes croustillantes se mangent chaudes et Fatma en prépare des dizaines qu’elle garde bien au chaud, au bonheur des gourmets qui s’en régalent.
Comme des milliers de Tunisiennes, Fatma gagne son pain quotidien grâce à ces galettes que nous nommons aussi « khobz ghannay ».