La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Bizerte a décidé, ce jeudi, de libérer l’activiste et universitaire Saloua Ghrissa, directrice exécutive de l’association Tafaol pour le droit à la différence.
Universitaire et figure de la société civile post-2011, elle dirige cette organisation engagée dans la promotion des droits et de l’inclusion.
Arrêtée en décembre 2024, elle aura passé plus de quatorze mois en détention préventive sans jugement, dans une affaire liée à la gestion de l’association.
Des accusations liées à la gestion associative
Saloua Ghrissa était poursuivie sur la base de plusieurs textes, notamment la loi antiterroriste, le Code des changes, ainsi que les décrets-lois relatifs aux associations et aux publications numériques. Les poursuites portent principalement sur la gestion de financements liés à l’activité associative.
Une libération après un récent refus
Le 5 mars dernier, la justice avait rejeté une demande de libération et décidé de reporter l’examen du dossier. La décision annoncée ce jeudi marque ainsi une évolution dans le traitement de cette affaire.
La remise en liberté ne met toutefois pas fin aux poursuites. Le dossier reste en cours et devra être examiné sur le fond.
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