La guerre au Moyen-Orient continue de s’intensifier alors que les bombardements se multiplient en Iran et que les tensions s’étendent à l’ensemble de la région du Golfe. Dans la nuit de lundi à mardi, la capitale iranienne a subi de nouvelles frappes tandis que Téhéran poursuivait ses attaques de représailles contre Israël et des installations liées aux États-Unis.
Cette nouvelle phase du conflit intervient dans un contexte de forte inquiétude internationale autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part importante du pétrole mondial.
Trump brandit la menace d’une riposte massive
Le président américain Donald Trump a affirmé que la guerre pourrait se terminer « très bientôt », tout en adressant un avertissement particulièrement ferme à Téhéran.
Il a menacé l’Iran d’une riposte « vingt fois plus forte » si la République islamique tentait de bloquer le trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz, une zone clé pour l’approvisionnement énergétique mondial.
Cette déclaration intervient alors que les marchés pétroliers restent extrêmement sensibles à toute perturbation dans cette région stratégique.
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L’Iran poursuit ses frappes de représailles
Dans le même temps, l’Iran a poursuivi ses contre-attaques contre Israël et des cibles militaires associées aux États-Unis dans la région.
Des missiles ou drones iraniens ont été signalés dans plusieurs pays du Golfe, notamment à Bahreïn, au Koweït et aux Émirats arabes unis. À Manama, la capitale de Bahreïn, une personne aurait été tuée après l’impact d’un projectile.
En Israël, des frappes iraniennes ont également visé le centre du pays, faisant plusieurs victimes selon les autorités locales.
Bombardements intenses sur Téhéran
Parallèlement, Israël et les États-Unis ont intensifié leurs frappes contre des infrastructures militaires iraniennes.
Des correspondants évoquent certaines des frappes les plus intenses depuis le début de la guerre dans plusieurs quartiers de Téhéran, notamment autour de la place Risalat. Des sources locales font état de dizaines de morts, sans bilan officiel définitif pour l’instant.
Le Liban également touché par l’escalade
Au Liban, les échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah se poursuivent.
Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes ont fait plus de 486 morts depuis le début de l’escalade, tandis que des centaines de milliers de civils ont été déplacés.
L’évolution du conflit dépend désormais en grande partie de la situation dans le Golfe et du sort du détroit d’Ormuz, dont une éventuelle fermeture pourrait provoquer une crise énergétique mondiale.
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