Treize jours après la révélation d’une affaire de soupçons d’abus sexuels visant un enfant de trois ans dans un jardin d’enfants à l’Ariana, le parquet a ordonné la mise en détention du principal suspect et de trois autres personnes, marquant une nouvelle étape dans cette enquête.
Les faits ont été portés à la connaissance des autorités après que la mère de l’enfant a déposé une plainte, alarmée par le comportement inhabituel de son fils et des propos qui ont éveillé ses soupçons. L’incident aurait eu lieu le 30 janvier au sein d’un jardin d’enfants.
L’enfant a alors été examiné par un médecin légiste. Selon le rapport d’expertise de la police scientifique, l’existence d’attouchements graves serait avérée.
Enquête judiciaire et mesures prises
Une enquête de police a été ouverte sous supervision judiciaire immédiatement après le signalement, avec l’implication du ministère public, des forces de l’ordre et de la délégation régionale de protection de l’enfance. L’enfant a été entendu en présence de psychologues et bénéficie d’un suivi psychologique adapté dans un établissement hospitalier public.
Dans le cadre de cette enquête, le principal suspect, décrit comme photographe collaborant avec le jardin d’enfants, a été placé en garde à vue, tout comme trois autres personnes impliquées dans l’affaire, avant d’être tous placés en détention par décision du parquet.
Fermeture de l’établissement
Parallèlement aux arrestations, les autorités ont décidé de fermer provisoirement l’établissement concerné pour permettre aux enquêteurs d’examiner les lieux et faire avancer les investigations sans interférence extérieure. La mesure vise aussi à rassurer les parents et à protéger les autres enfants fréquentant la structure.
L’affaire a suscité des interventions politiques et des appels à l’action rapide. La députée Syrine Mrabet a notamment critiqué ce qu’elle a qualifié de lenteur des autorités à réagir et a insisté sur la nécessité d’une surveillance stricte des établissements préscolaires ainsi que du strict respect des lois protégeant les mineurs.
Les autorités judiciaires poursuivent leurs investigations pour établir les responsabilités exactes de chacun des mis en cause, déterminer la nature précise des faits et appliquer les peines prévues par la loi. La sensibilité du dossier et l’âge de la victime imposent aussi une attention particulière à la confidentialité et au respect du bien-être de l’enfant.
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