Réuni au palais de Carthage avec les responsables du secteur, le président de la République a appelé à une reconstruction en profondeur du service public de la santé et des régimes de couverture sociale. Il a exigé des solutions urgentes pour les pénuries de médicaments, l’amélioration des soins dans les régions et la restauration du rôle stratégique de l’État dans ce secteur vital.
Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé au palais de Carthage une réunion de haut niveau consacrée au dossier de la santé publique, en présence notamment du ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, et du ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar. Le chef de l’État a posé le cadre politique de ce qu’il a qualifié de « reconstruction » du service public de la santé, estimant que l’ensemble du secteur doit être repensé selon une nouvelle vision en phase avec les attentes profondes des Tunisiens.
Couverture sociale, médicaments et inégalités régionales au cœur des priorités
Pour Kaïs Saïed, il ne s’agit pas d’une simple réforme technique, mais d’un chantier de souveraineté sociale, après, selon ses termes, des décennies de dégradation et de démantèlement progressif des structures publiques. Il a insisté sur la nécessité d’aborder ce dossier dans une logique globale, intégrée et fondée sur des choix stratégiques clairs.
Au cours de la réunion, le président a accordé une attention particulière à la question de la couverture sociale, qu’il considère comme un droit fondamental et une revendication légitime du peuple tunisien. Il a appelé à une restructuration en profondeur des régimes existants afin de garantir une meilleure équité et une protection réelle des citoyens.
Parmi les urgences identifiées figurent également la constitution d’un stock stratégique de médicaments et l’amélioration tangible des services de santé dans toutes les régions du pays, en particulier dans les zones longtemps marginalisées. Le chef de l’État a donné des instructions pour que des solutions rapides et concrètes soient mises en œuvre, soulignant que la situation actuelle ne peut plus être traitée par des mesures partielles ou provisoires.
Lever les blocages et changer de méthode
Kaïs Saïed a également passé en revue une série d’obstacles structurels et administratifs qui entravent régulièrement le fonctionnement du secteur. Il a appelé à les dépasser dans le cadre d’une approche qu’il veut à la fois prospective, objective et scientifique, rompant avec les méthodes de gestion qu’il juge responsables de l’enlisement actuel.
Dans ce contexte, il a réaffirmé la nécessité de faire prévaloir l’intérêt supérieur de l’État sur toute autre considération, et de replacer la santé publique au cœur des priorités nationales, non comme un fardeau budgétaire mais comme un pilier de la sécurité sociale et nationale.
En conclusion, le président de la République a inscrit ce chantier dans ce qu’il a appelé la poursuite de la « bataille de la libération nationale », réaffirmant sa détermination à concrétiser les revendications du peuple tunisien sans céder aux pressions, qu’elles soient internes ou externes.
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