Affaire Instalingo : Mandat de dépôt contre un haut cadre sécuritaire

Placé hier en garde à vue, dans le cadre de l’affaire Instalingo, un haut cadre sécuritaire, ancien chef du district de sécurité nationale de Sousse a fait l’objet, ce vendredi 15 juillet 2022, d’un mandat de dépôt.

Le juge d’instruction au Tribunal de première instance de Sousse 2 en charge de l’affaire de la société Instalingo a émis un mandat de dépôt contre celui qui fût également à la tête du Comité général des prisons et de la rééducation.

Avant son arrestation, il avait été affecté à l’inspection générale au ministère de l’Intérieur.

Dans le cadre de cette même affaire, l’ancien député Sofiene Toubel, avait comparu, le 8 juillet dernier devant le juge d’instruction au Tribunal de première instance Sousse 2 en charge de l’affaire Instalingo et avait été interdit de voyage.

Taoufik Sebai, ancien directeur général des services spéciaux et ancien directeur des renseignements généraux au ministère de l’Intérieur, avait également comparu devant le juge d’instruction au Tribunal de première instance de Sousse 2 et fait l’objet d’un mandat de dépôt.

Le 21 juin dernier, suite à l’audition de neuf personnes placés en garde à vue dans l’affaire Instalingo, six mandats de dépôt avaient été émis et trois personnes étaient restées en état de liberté.

Le parquet près le tribunal de première l’instance à Sousse 2 avait ordonné l’ouverture d’une information judiciaire contre 28 personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’affaire Instalingo, société implantée à Kalâa Kebira et spécialisée dans la création de contenu et la communication numérique.

Un mandat de dépôt de prison a également été émis contre l’ancien porte-parole officiel du ministère de l’Intérieur, Mohamed Ali Laroui, le blogueur Salim Jebali, l’ancien attaché au cabinet du premier ministère, Ashraf Barbouch, un agent de sécurité et deux autres accusés.

Les suspects sont poursuivi notamment pour blanchiment d’argent, incitation des habitants à s’entretuer, la provocation des troubles sur le territoire tunisien ainsi que l’offense du chef de l’Etat et l’atteinte à la sécurité extérieure de l’Etat.

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