Dix avocats ayant participé à la plénière virtuelle seront sanctionnés, selon Bouderbala

Cette démarche est soumise à certaines procédures judiciaires, car l’affaire doit être soulevée par le procureur général de la République.

Le bâtonnier des avocats, Ibrahim Bouderbala, a confirmé le lancement de poursuites contre dix avocats dans le contexte de leur participation à la session plénière virtuelle du 30 mars.

Bouderbala a ajouté, dans une déclaration accordée ce jeudi 7 avril 2022 à Shems fm, que cette démarche est soumise à certaines procédures judiciaires, car l’affaire doit être soulevée par le procureur général de la République.

Par la suite, les avocats concernés devront assister à une séance d’interrogatoire, en présence des directeurs régionaux de l’ordre, afin de préserver l’intégrité des procédures, conformément à l’article 46 de la loi réglementant la profession d’avocat.

Il a ajouté qu’aucune décision n’avait encore été prise pour ouvrir une enquête.

Malgré la grande polémique soulevée par la tenue de la plénière, le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a déclaré que les sessions virtuelles du parlement dissout allaient se poursuivre.

Ghannouchi a ajouté, dans une interview accordée à l’agence de presse allemande, que le bureau de la présidence du Parlement se réunira prochainement pour programmer une nouvelle session virtuelle.

Pour lui, il n’y a pas d’article dans la constitution qui autorise au président de dissoudre le parlement sauf dans certains cas où le parlement est incapable de recommander un gouvernement et il se dissout lui-même ».

Il a expliqué que le mouvement Ennahdha et les députés rejettent la décision de geler et de dissoudre le parlement et continueront à résister à ces décisions, en commençant par une marche de protestation qui sera organisée à l’occasion de la Journée des Martyrs.

« Le président de la République veut donner l’impression que nous sommes des terroristes, et nous avons refusé de répondre à toute question lors de notre convocation par la Brigade centrale de la lutte antiterroriste à la caserne de Bouchoucha. Nous bénéficions d’immunité parlementaire en tant que députés », a-t-il ajouté.

Notons que la comparution des députés devant le Procureur de la République a été reportée à une date ultérieure, selon Abderrazek Kilani, avocat et membre du collectif de défense des députés du Parlement dissout.

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