Tarek Fetiti a-t-il perdu la raison ?

Tarek Fetiti

Il est clair que les députés qui ont participé à la plénière ayant conduit à la dissolution du parlement, sont entrés dans une situation de chaos suite à la dissolution du parlement. Mais la réaction la plus étrange parvient de Tarek Fetiti, vice-président du parlement dissous, et député qui a présidé la plénière polémique.

En effet, alors que tous les députés qui ont participé à cette réunion, mais surtout les partis qui l’ont initiée, dont notamment Ennahdha ont dénoncé la décision de dissoudre le parlement, Tarek Fetiti est d’un autre avis.

Pour lui, cette manœuvre a atteint son objectif, celui de dissoudre l’ARP.

« On a fixé les objectifs pour la plénière… On s’est dit soit on va pousser le président à engager un dialogue national, soit à dissoudre le Parlement », a-t-il déclaré ce jeudi 31 mars 2022, sur les ondes de Mosaïque FM.

En ce qui concerne l’ouverture d’une enquête contre des députés pour complot contre la sûreté de l’Etat, Fetiti a affirmé qu’il respecte la loi et la présidence de la République. « Personnellement, j’ai assumé ma responsabilité et je suis à la disposition de la justice », a-t-il déclaré.

Au fait, ces déclarations, le moins qu’on puisse dire, étranges, viennent contredire les propos de Ghannouchi qui a sévèrement condamné la dissolution de l’ARP, promettant qu’il va œuvrer pour le restituer.

Le président de la République Kais Saied a annoncé hier soir, la dissolution du Parlement après avoir recouru à l’article 72 de la Constitution pour préserver l’unité de l’Etat et la sécurité des Tunisiens.

Ledit article stipule que « le Président de la République est le Chef de l’État et le symbole de son unité. Il garantit son indépendance et sa continuité et veille au respect de la Constitution ».
Dans une déclaration accordée à la chaîne al Jazeera, Rached Ghannouchi a annoncé, ce jeudi 31 mars 2022, son rejet de cette décision prise par le président de la République, indiquant que la décision de dissoudre le Parlement représente une menace pour la Tunisie et sa sécurité.

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