Le prix du baril de pétrole dépasse les 110 dollars, la Tunisie dans l’expectative

Le prix du baril de pétrole a encore augmenté ce mercredi 2 mars 2022, pour dépasser les 110 dollars pour le baril de Brent. Une augmentation de 7% par rapport au 22 février dernier atteignant son plus haut niveau, depuis 7 ans.

Cette augmentation s’explique par les craintes suscitées par la guerre en Ukraine concernant l’approvisionnement mondial sachant que l’Agence internationale de l’énergie avait annoncé l’approvisionnement du marché par 60 millions de barils de pétrole, afin d’atténuer les répercussions du conflit russo-ukrainien.

Sauf que les prix sont toujours en hausse. Le prix de contrats à terme pour le Brent brut a avoisiné les 113 dollars/baril.

Des répercussions sont attendues en Tunisie suite à cette nouvelle hausse sachant que le budget de l’Etat pour l’année 2022 a été élaboré sur la base d’un prix de référence du baril de pétrole (Brent) de 75 dollars et qu’une augmentation d’un dollar du prix du baril de pétrole représente un surcoût de 140 millions de dinars tunisiens (MDT) pour le budget de l’Etat.

Le scénario est en train de se répéter dans la mesure où l’année dernière, le budget de l’Etat pour 2021, reposait sur un prix du baril de 45 dollars, alors qu’il avait bondi pour dépasser 60 dollars/baril.

Conséquence directe de ce phénomène, l’augmentation des prix des carburants, la deuxième en un mois. Une augmentation qui, selon un communiqué des ministères de l’Industrie et du Commerce, entre dans le cadre du programme d’ajustement des prix des produits pétroliers approuvé pour le budget de l’État pour l’année 2022.

Le communiqué rappelle que le prix du baril a récemment atteint des niveaux record en dépassant les 100 dollars à la suite des événements récents et des répercussions possibles sur la sécurité des approvisionnements énergétiques sur les marchés internationaux.

Et d’ajouter que chaque hausse d’un dollar par baril entraîne des besoins de financement supplémentaires pour le système Carburant, électricité et gaz à hauteur de 140 millions de dinars par an.

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