Manuels scolaires : Un appel d’offres international lancé par le CNP au grand dam des imprimeurs tunisiens

Samir Graba, président de la Chambre nationale des fabricants du livre scolaire lance une nouvelle alerte et dénonce l’appel d’offres international lancé par le Centre national pédagogique (CNP).

La question tourne autour de l’impression des manuels scolaires dans le cadre de la prochaine rentrée scolaire et le manque de papier sur le marché international.

Récemment, les différents imprimeurs ont été surpris par la diffusion, pour la première fois, d’un appel d’offres international lancé par le CNP pour l’impression des manuels scolaires, a fait savoir Samir Graba, ce lundi 28 février sur les ondes de Mosaique fm.

Le président de la Chambre nationale des fabricants du livre scolaire a dénoncé cet appel d’offres international lancé par le CNP et adressé à des imprimeurs étrangers, estimant qu’il porte un coup dur aux imprimeurs tunisiens.

Il a ajouté qu’au vu de la situation actuelle de grave pénurie de papier à l’échelle mondiale et de l’augmentation conséquente de son prix, qui a été multiplié par 3 ou 4, ajouté à cela le prix élevé des matières premières telles que l’encre et les plaques d’impression, les manuels scolaires pourraient ne pas être disponibles lors de la prochaine rentrée.

Samir Graba appelle ainsi à une action urgente pour annuler cet appel d’offres international et empêcher l’impression de manuels scolaires moyennant des devises, notamment à la lumière de la situation économique difficile que traverse le pays.

Samir Graba avait déjà alerté l’opinion publique, au début du mois, sur cette situation inédite, évoquant l’éventualité de voir la rentrée scolaire perturbée par le manque de manuels scolaires sachant que 13,5 millions de livres doivent être imprimés avant septembre prochain par le CNP.

Il avait d’ailleurs tenu le CNP pour responsable de tout retard dans l’impression des manuels scolaires, précisant que les appels d’offres avaient été lancés par cet organisme le 7 janvier avant d’être retirés.

Il rappelait également que la Tunisie ne produit plus de papier pour la troisième année consécutive, ce qui l’oblige à l’importer, et ce, depuis la fermeture de l’usine à papier de Kasserine, il y a plus de deux ans.

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