La tenue d’une collégienne fait polémique : Où sont les ministères de l’Education et de la Femme ?

Crédit photo : Tahar Dhidah (père de la collégienne privée d’examen alors qu’elle portait une tenue décente et normale)

La polémique grossit autour de l’affaire de la collégienne privée d’examen à cause de sa tenue vestimentaire et les réactions commencent à fuser en attendant celles des ministères concernés (ministère de l’Education et celui de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Séniors).

L’Observatoire national pour la défense du caractère civil de l’Etat a appelé, dans ce sens, ces deux départements à réagir et à prendre les mesures qui s’imposent face à ce qu’il a dénoncé comme étant un « dépassement honteux » de la part du surveillant général et d’autres surveillants du collège Halima Chaâbouni à Agareb (gouvernorat de Sfax).

L’observatoire a condamné ce comportement et indiqué que l’élève portait des habits corrects et non pas « les habits que les extrémistes religieux cherchent à imposer à notre jeunesse ». Il considère également que les surveillants staff ont agi contrairement à la loi et ont porté atteinte à la jeunesse.

L’observatoire a appelé le ministère de l’Education à intervenir rapidement et à prendre les mesures qui s’imposent contre ceux qui ont empêché la jeune fille de passer son examen en les traduisant devant la justice, pour abus moral contre une mineure et pour discrimination à l’égard des femmes.

Il a également appelé le ministère de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Séniors, a ouvrir une enquête sur le traitement des filles à l’école et sur d’éventuels dépassements opérés par les extrémistes religieux dans les écoles tunisiennes.

Samedi 19 février, une élève, âgée de 13 ans a été empêchée de passer un examen de sciences à cause de sa tenue vestimentaire jugée indécente par une surveillante. Elle a été renvoyée du collège et sommée de rentrer chez elle se changer pour pouvoir passer son examen.

Une fois rentrée chez elle en pleurs, elle retourne au collège en compagnie de sa mère qui demande des explications. Le surveillant général lui répond que le port des robes est interdit, selon le règlement intérieur.

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