Tunisie : Amnesty International appelle à libérer Rania Amdouni

Amnesty International s’est jointe aux appels à la libération le Rania Amdouni, activiste arrêtée en février, exhortant les autorités à abandonner les « fausses » accusations portées contre elle.

« L’arrestation et les poursuites judiciaires lancées contre Rania Amdouni envoient un message effrayant aux militants victimes de harcèlement: s’ils osent dénoncer les abus commis par la police, ils risquent de passer de victime à accusé », a déclaré Amna Guellali, directrice adjointe d’Amnesty pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

« Il est scandaleux que Rania ait été condamnée à six mois de prison pour avoir fait des commentaires jugés offensants à propos de la police. Elle doit être libérée immédiatement et sans condition et toutes les charges retenues contre elle devraient être abandonnées ».

Pour Amnesty, le mot « insulte » n’est pas considéré comme un crime au regard du droit international, et les pays utilisant ce terme « limitent indûment la liberté d’expression ».

Et d’ajouter que les autorités tunisiennes utilisent l’article 125 comme une accusation fourre-tout pour poursuivre tous ceux qui osent critiquer la police ou se plaindre de leur conduite.

L’organisation les a appelées, dans ce sens, à cesser de poursuivre les militants et défenseurs des droits humains sur de vagues accusations et à protéger d’urgence le droit à la liberté d’expression.

Notons que l’appel de la condamnation de Amdouni sera examiné ce mercredi 17 mars 2021.

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