Hamadi Nouisri, un maître du jeu d’échecs

Disparu il y a maintenant dix-sept ans, en janvier 2003, Hamadi Nouisri a été l’un des joueurs d’échecs du Club Africain.

A une époque où les grands maîtres avaient pour nom Ridha Belkadhi ou Slim Bouaziz, Nouisri et toute une génération d’échéphiles tiraient leur épingle du jeu.

A l’époque, les années soixante, le jeu d’échecs passionnait les Tunisiens. On jouait au café, dans le cercle familial et même entre deux tâches, dans les échoppes d’artisans.
Fisher, Spassky et les grands champions de l’époque étaient aussi connus que Messi ou Ronaldo aujourd’hui.

Les échecs étaient très populaires avec plusieurs équipes qui se disputaient les titres et organisaient plusieurs tournois.

Hamadi Nouisri a grandi dans ce contexte. Son père était le président de la section des échecs au Club Africain et tout le quartier pratiquait cette discipline.

Cette génération de jeunes de Bab Djedid a vu naître beaucoup de talents parmi lesquels Noureddine Hlaoui, Khaled Tebourbi Mohamed Adouani, Bechir Almi et bien sûr Hamadi Nouisri.

Ce dernier a milité longtemps dans les rangs du Club Africain et avait même participé aux Olympiades de Siegen en Allemagne fédérale.

Après avoir raccroché, il continuera à jouer dans les cercles privés tout en se bonifiant.
Réputé pour la rigueur de sa défense sicilienne, Hamadi Nouisri décortiquait les parties des grands maîtres internationaux et améliorait sa technique en permanence.

Il laisse l’image d’un grand sportif et d’un homme moderne qui aimait le cinéma, la musique et tous les arts. Toujours proche des jeunes, il a fondé sur le tard, le Club Sportif du Gorjani dont il a été l’infatigable président.

Décédé à la fleur de la maturité, Hamadi Nouisri reste l’un des symboles du jeu d’échecs au Club Africain et l’un des grands sportifs de Bab Djedid.

Sa mémoire est préservée par sa veuve, Neila Riahi Nouisri, une femme de grande culture qui a fait toute sa carrière dans l’enseignement et la pédagogie. Ses deux fils, Hassen Abdessatar et Mohamed Selim, maintiennent aussi le legs de leur père, un puriste qui reste un repère pour les générations de sportifs.

Qu’il repose en paix, il reste vivant dans les mémoires.

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