Tech Trends by TT : L’impact socio-économique de la digitalisation et les opportunités offertes aux entreprises

Tunisie Telecom a organisé, le 5 novembre dernier son premier webinaire. Un webinaire axé sur l’inclusion digitale en tant que levier économique et social. L’évènement, retransmis en direct sur le compte Linkdln de Tunisie Telecom a permis de comprendre les vrais enjeux de la digitalisation en Tunisie.

Adnene Ben Halima, vice-président en charge des relations publiques pour la zone méditerranéenne Huawei Afrique du Nord est intervenu au cours de ce webinaire pour présenter l’impact socio-économique de la digitalisation et les opportunités qu’elle offre aux entreprises.

« Si on parle de transformation digitale d’une façon générale, je pense qu’il faut voir quels sont les prérequis, quelles sont les opportunités et quels sont les challenges. Avant d’évoquer ces trois volets, il faut savoir qu’à l’échelle mondiale il y a une vraie transformation profonde des économies mondiales. Tous les secteurs clés des économies sont en train de se transformer grâce au digital.

Ce qui va se passer dans les prochaines années dans ce sens-là va définir quelle sera l’image du siècle entier. La façon traditionnelle avec laquelle on gérait les différents secteurs clés de l’économie ne va plus exister. Tout sera digitalisé en introduisant de nouvelles technologies.

Du coup il y a une vraie opportunité, un vrai challenge, par rapport à ce qui nous attend dans la prochaine étape. Si nous prenons le train au bon moment, nous sera très compétitifs. C’est un challenge parce que ces prochaines années vont définir notre avenir, et si nous sommes en retard par rapport à l’introduction du digital dans notre économie, ce sera ensuite beaucoup plus difficile d’être compétitif et d’être à la page par rapport à ce qui se passe au niveau mondial« .

Adnene Ben Halima estime qu’on ne peut pas parler de digital sans infrastructure et juge que la Tunisie, avec les opérateurs, et surtout avec Tunisie Telecom, a fait du bon travail sur la partie connectivité.

Selon lui, il y a des ambitions de la part du gouvernement et de TT pour augmenter le ‘broadband’ que ce soit fixe ou mobile, mais l’infrastructure ce n’est pas que la connectivité, c’est aussi tout ce qui est centre de données et capacité de calcul, parce que dès qu’on parle de ‘Big Data’ ou d’intelligence artificielle, l’information circule à travers la connectivité et les réseaux mais elle doit être traitée et stockée.

Ce cycle va bouleverser radicalement la relation économique entre les fournisseurs et les clients parce qu’il y a des données qui vont être prise en considération et être stockées et retraduites en terme d’offring pour après régénérer des revenus pour les entreprises.

Ensuite sur l’écosystème d’une façon générale, le digital offre ce que le monde physique n’offre pas, les frontières physiques n’ont plus de sens. Du coup, le monde digital est un monde vaste qui peut ouvrir plusieurs marchés à nos entreprises et à nos start-ups.

« Il y a plein d’opportunités à saisir, que ce soit en Tunisie ou ailleurs. Ces start-ups ou ces entreprises, qui vont contribuer à dynamiser l’écosystème, ont besoin de ressources humaines. La Tunisie a fait du bon boulot aujourd’hui pour offrir les ressources nécessaires, mais malheureusement on ne les garde pas.

Nous avons un problème de migration de cerveaux et c’est paradoxal par rapport aux besoins que nous pouvons avoir sur le marché tunisien en termes de digitalisation des différents secteurs. Si nous trouvons le bon équilibre pour garder ces ressources humaines par rapport à la demande du marché, nous aurons un futur assez brillant dans les prochaines années.

Mais tout cela ne pourra pas avoir lieu sans une impulsion politique, parce que le rôle de l’Etat est très important pour introduire le digital dans les secteurs clés de l’économie, ce qui va être une sorte d’axe autour duquel vont graviter ces entreprises et ces start-ups, et l’impact sera finalement très bénéfique sur le plan économique et social, parce que le service fourni par l’Etat est pour le citoyen« , estime Adnene Ben Halima.

Mais pour lui, les dix prochaines années seront très importantes. La Tunisie devra se renforcer sur le plan de l’infrastructure qu’il faudra enrichir en introduisant la partie Cloud, IT et Data Center. Il y a le cadre réglementaire, qui est très important pour favoriser cet écosystème. Il y a le secteur éducatif et la formation. On a également et surtout besoin d’avoir un axe autour duquel graviteront les sociétés, et le gouvernement jouera un rôle important pour son développement.

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