Tunisie : A Sfax, des femmes formées en plantation de Moringa, l’arbre miracle !

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Le Moringa est un arbre peu connu dont les feuilles s’arrachent sur le marché international pour leurs bienfaits nutritifs, et ça commence à faire grand bruit en Tunisie. En effet, il a été introduit il y a peu dans notre pays.

Hier lundi 18 février, le centre de formation de Bir Salah relevant de la délégation d’El Hancha de gouvernorat de Sfax a délivré des attestations de formation à une vingtaine de femmes rurales ayant suivi une formation en plantation et culture de Moringa, considéré comme l’arbre miracle.

Selon l’agence TAP, cette formation est organisée à l’initiative du Centre d’orientation et de reconversion professionnelle (CORP) en partenariat avec la Chambre Tuniso-Allemande de l’Industrie et du Commerce (AHK Tunisie) dans l’effort de rapprocher les qualifications des demandeurs d’emploi aux réels besoins de chaque région et des entreprises.

Le Moringa (Moringa oleifera) est très répandu dans le pays subtropicaux et plus particulièrement en Inde, mais le climat tunisien correspond parfaitement à sa plantation, il est connu comme étant l’arbre de la vie, ou l’arbre aux miracles, vu ses vertus médicinales, nutritionnelles et cosmétiques.

« Les feuilles de Moringa sont riches en vitamines A, C, E et B. Une forte teneur en calcium et en potassium est à noter ainsi qu’en magnésium, manganèse, sélénium, fer. Elles contiennent également des bons acides gras et les 8 acides aminés dits essentiels (isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane, valine) », explique La Monde.

Le Moringa en Tunisie

La franco-tunisienne Sarah Toumi, membre du conseil présidentiel pour l’Afrique du président français Emmanuel Macron, est l’une des premières à introduire le moringa dans notre pays, après la révolution de 2011. Comme elle le confirme en 2017, son projet est à l’arrêt, victime de la spéculation et du lobbying autour de cette culture. « Tout ce qu’ils veulent, c’est en planter à perte de vue, en intensif, et gagner un maximum d’argent », prévient la chef d’entreprise.

La majorité des agricultrices avec lesquelles la jeune entrepreneure travaillait sont parties avec les graines de moringa, pensant faire fortune. « Des gens cherchent des informations sur nous pour aller contacter nos agriculteurs, aller les voir directement sur le terrain et leur proposer plus d’argent, les acheter en fait » affirme-t-elle.

Toujours pas homologué, le marché n’est pas contrôlé ni en Tunisie ni à l’étranger, cette culture peut donc se révéler nuisible pour notre pays malgré les potentiels énormes de ce secteur.

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