ARP : La discrimination raciale à l’ordre du jour

Le projet de loi organique n11/2018 relatif à l’élimination de toutes les formes de discrimination a été examiné, ce vendredi 20 avril, par la commission des droits et libertés et des relations extérieures à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

A cette occasion le ministre chargé des Relations avec les instances constitutionnelles et la société civile, Mehdi Ben Gharbia, a souligné que l’absence d’un cadre juridique incriminant la discrimination raciale est derrière l’institution de cette loi.

Ben Gharbia a indiqué que la première démarche pour lutter contre ce phénomène est de reconnaître son existence, soulignant que que l’adoption de cette loi permet d’infliger des sanctions et imposer des amendes contre les transgresseurs.

Cette loi vise notamment à lutter contre toutes les formes de discrimination raciale et protéger la dignité de l’être humain et garantir une égalité entre citoyens pour bénéficier des mêmes droits conformément aux dispositions de la constitution et des conventions internationales adoptées par la république tunisienne, a-t-il encore dit.

L’article 11 du projet de loi stipule la création d’une commission nationale de lutte contre la discrimination raciale au sein du ministère chargé des droits de l’homme pour assurer un suivi des différentes données, proposer des stratégies et des politiques susceptibles d’aider à éradiquer toutes formes de discrimination raciale, a précisé Ben Gharbia.

Les députés ont notamment souligné l’impératif de sensibiliser les nouvelles générations à l’acceptation de l’autre et à lutter contre toutes formes de discrimination.

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