Décès de Sofiene Ben Ali, sa belle-sœur témoigne

Sofiene Ben Ali | CP : Compte Facebook Nefissa Djilani Mami

Nefissa Djilani Mami, fille de de l’ancien président de l’UTICA, Hédi Jilani, et belle-sœur de Sofiene Ben Ali, neveu du président déchu, est revenue hier lundi 26 février 2018, dans un post Facebook sur la mort récente de son beau-frère.

En effet, Nefissa a choisi Facebook pour s’exprimer, un fait rarissime comme elle l’explique, pour témoigner des abus subis par sa famille et qui ont conduit, selon ses dires, à la disparition de Sofiene.

« Cinq ans de douleur atroce, cinq ans de torture, cinq ans sans passeport pour aller se soigner dans un pays développé, cinq ans entre la clinique et la maison, cinq ans à souffrir de savoir qu’il n’a plus rien… Ils ne lui ont laissé aucune chance… Il ne voulait pas mourir, il voulait rester avec sa femme, ses enfants, et sa famille » a-t-elle posté.

Et d’indiquer que son beau-frère aurait été sauvé s’il avait été libéré à terme pour être soigné. « Nous les avons supplié de le laisser se soigner, sans succès, au lieu de ça, ils auraient voulu l’enfermer pendant 15 ans pour chèques sans provisions, chèques émis avant la révolution et qui sont évidemment passés sans provisions parce qu’ils ont gelé ses comptes et confisqué ses biens sans acte de justice. » a-t-elle encore écrit.

Nefissa rappelle qu’après son arrestation le 14 janvier 2011 il a été libéré pour seulement 48h à cause de son état de santé avant d’être emprisonné de nouveau. « Pendant les 48h qu’il a passés dehors, nous l’avons emmené chez le médecin qui a demandé une intervention d’urgence mais ils l’ont arrêté pendant sept mois encore et le cancer s’est propagé… les médecins certifient qu’il aurait pu être sauvé s’il avait été opéré à temps ».

Il faut noter que Sofiene Ben Ali a été libéré le 23 février 2013 et il est décédé vendredi 23 février 2018 dernier des suites d’un cancer du côlon.

En mai 2012, il avait été libéré de prison suite à un non-lieu prononcé en sa faveur dans une affaire de chèques sans provision. Une liberté qui n’aura duré que 48 heures.

Dans cette affaire, le tribunal avait classé son dossier pour régularisation des chèques litigieux et le prévenu qui avait comparu devant le tribunal avait été le plus simplement du monde relâché alors qu’il était inculpé dans d’autres affaires beaucoup plus graves.

Commentaires: