A Carthage, le Neptune de toutes les tentations

Il est impossible d’oublier le Neptune ! Pour toute une génération et aujourd’hui encore, cette guinguette du bord de mer demeure incontournable.

Ils sont d’ailleurs encore nombreux ces lieux de convivialité qui, de tout temps, ont donné ses saveurs de convivialité à l’été tunisien.

Dans les banlieues sud de Tunis, on a longtemps chanté, dansé et mangé au Beau Rivage, La Siesta et la Gaîté qui se trouvaient à Ez-Zahra ou encore au Chalet Vert, à la Sirène ou au Casino De Hammam-Lif.

En banlieue nord, ces guinguettes furent innombrables et laissent pour certaines un sillage de nostalgie à l’image de la Jetée ou du Bikini. Toutefois, ces restaurants de bord de mer sont encore là pour la plupart.

De la Goulette avec la Petite Etoile au Kram et son Oiseau Bleu, ces enseignes n’ont pas pris une ride. Il suffit d’un tour pour s’en convaincre !

On peut tout aussi bien retrouver l’atmosphère unique qui fait de nos jours encore la réputation de l’Amphitrite, sur la plage d’Amilcar.

Ceci sans oublier de mentionner le chapelet de bonnes tables qui, depuis des lustres s’égrène du côté de Gammarth, avec la Tour blanche, les Ombrelles, la Vague ou les Dunes dont certains sont actuellement fermés.

Nos lecteurs sauront certainement mentionner leurs lieux de prédilection entre Hacienda, Baraka, Baie des Singes et Falaise! Ils sauront tout aussi bien nous raconter leurs riches heures estivales, au fil des décennies !

Il n’en restera pas moins que Le Neptune de Carthage reste nimbé d’une aura nostalgique, avec la touche sixties de son service et aussi le cadre unique qui lui sert de havre.

Il est vrai que les lieux ont perdu de leur charme, que la plage s’est rétrécie alors que la jetée en bois n’est plus qu’un souvenir. Pourtant, le Neptune est chargé de mémoire: celle du poisson complet à la sauce kerkennaise ou celle de toutes les grillades au feu de bois.

Lieu emblématique s’il en est, le Neptune, ce sont aussi les réminiscences de la grande avenue de Carthage et ses cochers ensommeillés, celles des pêcheurs à la ligne à la patience infinie et celles des dizaines de gosses qui venaient ici s’entraîner à la natation.

Telle une madeleine de Proust, cette bonne table tunisienne est évocatrice de l’été, ses baignades et ses veillées en bord de mer.

C’est aussi le cas de toutes nos autres guinguettes ! Mais que voulez-vous, le cœur et la mémoire de chacun ont des penchants que la raison objective ne maîtrise pas toujours !

Dès lors, revenons vers ces lieux de notre mémoire dont l’évocation, ô combien incomplète, est surgie au détour d’une carte-postale des années soixante…

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