En 1860 naissait l’ancêtre du Journal officiel de la République tunisienne…

JOTunisienTout le monde connait le fameux JORT, acronyme du Journal officiel de la République tunisienne dans lequel textes de lois et communications légales sont publiés. Le Jort continue à avoir des milliers de lecteurs en Tunisie et à l’étranger.

Ses lecteurs sont généralement des professionnels, guettant les mises à jour juridiques, des fonctionnaires suivant les nomination, des entrepreneurs s’intéressant à la vie des sociétés. Toute la publicité légale est en principe au JORT qui, rappelons-le, est imprimé à Radès sous les presses de l’Imprimerie officielle de Tunisie.

Richard Holt, le Bey et l’Éclaireur…

Ce que l’on sait moins, c’est que le JORT a un bien lointain et curieux ancêtre dont l’origine remonte à 1860. Il s’agit du journal « Erraied ettounsi » (L’Éclaireur tunisien).

C’est en 1859 que le bey de l’époque autorisa Richard Holt, un sujet britannique, à publier un journal. Mais des difficultés allaient surgir et pousser le bey à retirer sa licence à Holt et faire du projet né en 1859 le Journal officiel du gouvernement dont la première édition parut en 1860.

Ainsi, l’actuel JORT est la continuité de cette publication qui en 155 ans aura connu bien des changements.

L’aventure séculaire du « Corriere di Tunisi »

Les premiers journaux parus en Tunisie étaient des gazettes en langue italienne, distribuées pour contrer l’influence française et défendre et promouvoir l’italianité de la Tunisie. Parmi ces journaux, deux titres ont laissé une trace dans l’histoire de la presse dans notre pays.

Il s’agit de « Il Giornale di Tunisi e Cartagine », paru de 1838 à 1859 et du « Corriere di Tunisi » fondé en 1859. Ce dernier titre continue à être publié par la famille Finzi et constitue le journal le plus ancien à poursuivre sa parution en Tunisie.

La nouvelle mouture du « Corriere di Tunisi » date de 1956 et se présente dans le cadre d’une nouvelle série mensuelle euro-méditerranéenne dirigée par Sylvia Finzi.

« Al Hadira » et « Azzohra »: premiers journaux arabophones

Sur un autre plan, les journaux en langue arabe ont connu deux titres entrés dans l’histoire. Il s’agit de « Al Hadhira » (La Capitale), un hebdomadaire fondé par Ali Bouchoucha en 1888, et de « Azzohra » (Vénus) qui a été créé en 1890 puis deviendra en 1897 le premier quotidien tunisien de langue arabe sous la direction de Abderahmane Snadly.

H.B.

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