Farhat Rajhi rendra-t-il des comptes pour avoir dissous la direction de la sûreté de l’État ?

Farhat Rajhi
L’ex-ministre de l’Intérieur Farhat Rajhi

Depuis le début de l’année 2015, plus de 15.000 jeunes Tunisiens ont été empêchés de rejoindre les mouvements jihadistes alors qu’un millier de personnes ont été arrêtées pour leurs liens présumés avec le terrorisme.

Ces chiffres démontrent au moins deux choses : d’une part, l’aspect diffus des cellules dites dormantes des pro-jihadistes en Tunisie et d’autre part, le retour au premier plan du renseignement qui souffrait d’un grave déficit depuis la décision prise en février 2011 par Farhat Rajhi, ci-devant ministre de l’Intérieur.

Cet ancien responsable avait en effet dissous la direction de la sûreté de l’État et renvoyé plusieurs hauts responsables du ministère.

Rétablie en 2014, cette structure a retrouvé aujourd’hui ses fonctions. Toutefois, la période de vacuité précipitée par ce ministre aura eu pour répercussion de laisser le champ libre aux terroristes et permettre le noyautage des services de renseignement par des militants islamistes.

Le procès des assassins de Brahmi et Belaid devrait entendre le témoignage de Rajhi pour qu’il s’explique sur cette décision lourde de conséquences et dont il porte l’entière responsabilité.

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