Près de 3000 Tunisiens combattent dans les rangs de l’Etat islamique, selon Rafik Chelli

Rafik Chelly
Rafik Chelli

Rafik Chelli, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, en charge de la sûreté, a révélé, ce lundi 20 avril, lors d’une conférence de presse, que le nombre de Tunisiens ayant rejoint les groupes terroristes en Syrie et en Irak se situe entre 2800 et 3000 personnes.

S’exprimant lors de l’atelier « Frontières pour tous », organisé par le ministère de l’Intérieur, en coopération avec l’organisation « Foreign and Common Wealth », M. Rafik Chelli a également annoncé qu’une centaine de Tunisiens s’entrainent en Libye pour rejoindre d’autres zones de conflit.

 « 500 djihadistes tunisiens de Daech sont revenus en Tunisie »

En février dernier, le secrétaire d’Etat avait déjà lancé le chiffre de « 500 djihadistes tunisiens de Daech revenus en Tunisie ». Il a d’ailleurs rappelé qu’un grand nombre de Tunisiens ont quitté les zones de combats pour revenir au pays, et que ceux-ci peuvent poser un réel danger pour la sûreté nationale. « Ils sont actuellement, environ 500 qui ont été traduits devant la justice et d’autres sont sous la surveillance des forces de l’ordre », a-t-il indiqué.

Les autorités ont réussi à empêcher environ 12.000 jeunes en partance pour la Libye et la Syrie, selon lui. Dans ses déclarations de février, Rafik Chelli parlait de « 10.000 Tunisiens empêchés de quitter le territoire tunisien pour aller en Syrie et en Irak.


Rafik Chelly, 70 ans, était retraité de la sûreté nationale avant d’être nommé Secrétaire d’Etat au ministère de l’Intérieur, le 2 février 2015, par le nouveau chef du gouvernement. Habib Essid. Il a occupé les fonctions de directeur de la sécurité du président de la République et des personnalités officielles, directeur de la sécurité extérieure, directeur de la police judiciaire, consul général de Tunisie à Tripoli en Libye et inspecteur général de la sûreté nationale.

Il est diplômé de la Faculté de droit, de l’Ecole nationale supérieure de la police (France), de l’Institut de hautes études en criminologie (Lyon) et de l’Institut de la défense nationale.

Il est également l’auteur du livre « Le syndrome de Carthage », où il raconte son parcours aux côtés de Bourguiba à travers des témoignages dans lesquels il relate des événements historiques sous l’époque de Bourguiba puis de Ben Ali.

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