Abderraouf Ayadi défend bec et ongles les droits des présumés terroristes

Abderraouf Ayadi
Abderraouf Ayadi, ce lundi 11 août, lors de son intervention à l’Assemblée nationale.

ASSEMBLE | Abderraouf Ayadi, député du Mouvement Wafa, s’est élevé, ce lundi 11 août, contre les médias qui, précipitamment, accusent de terrorisme des personnes arrêtées.

« Ceux ne sont pas les médias qui jugent qui est terroriste et qui ne l’est pas. C’est le rôle de la justice », s’est indigné Abderraouf Ayadi contre les atteintes à la présomption d’innocence.

Il a rappelé, par ailleurs, que le principe de la légalité des délits et des peines exige une définition du crime terroriste. Il a déploré, à ce titre, l’absence d’une telle définition dans le projet de loi sur la lutte contre les crimes terroristes et l’interdiction du blanchiment d’argent.

« Instaurez la justice », a-t-il martelé, en s’adressant à Hafedh Ben Salah, ministre de la Justice, des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle.

Il s’est appuyé, ainsi, sur les injustices qu’a provoquées la loi du 10 décembre 2003 relative à la lutte contre le terrorisme et la répression du blanchiment d’argent.

Ayadi a soutenu, également, que ce projet de loi ne traite que des crimes terroristes commis par un individu ou par des groupes, occultant le terrorisme d’État.

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