Centre de Tunis pour la Liberté de la Presse : un journaliste dangereusement agressé à Bizerte

CTLPL’Observatoire du Centre de Tunis pour la Liberté de la Presse a fait état de deux dépassements, cette semaine. L’un à Bizerte où un journaliste a été agressé par les manifestants… L’autre, à la radio Shems FM où l’Observatoire du Centre de Tunis pour la Liberté de la Presse a relevé un cas de censure.

Helmi Hamami, correspondant du site Jadal à Bizerte, a été gravement agressé physiquement et moralement, mardi dans l’après midi, par les manifestants protestataires de la décision de la Ligue nationale de Football, quand il était en train de faire son travail.

L’agression a eu lieu au centre-ville où il a été frappé d’une barre de fer l’ayant atteint à la tête avec comme conséquences de profondes blessures et un état d’évanouissement pendant un certain temps, selon un communiqué de l’Observatoire du Centre de Tunis pour la Liberté de la Presse.

Les agresseurs l’ont également dessaisi de sa caméra ainsi que de son téléphone portable. Des citoyens ont intervenu pour l’arracher des mains des agresseurs avant de le transporter à l’hôpital de la ville.

Selon Helmi Hamami, des dizaines de manifestants l’ont entouré en l’injuriant, l’accusant de coopérer avec les services de sécurité et de vouloir filmer pour faciliter la tâche de la police dans la recherche des manifestants.

Ingérence dans la ligne éditoriale
de Shems FM par l’Administration

Lundi dernier, l’Observatoire de Tunis pour la Liberté de la Presse a appris, que Fethi Bhouri, directeur général de la radio Shems FM (saisie au profit de l’Etat) a retiré, voire censuré, un article du site de la chaîne.

Selon Hamza Belloumi, journaliste et présentateur de programmes à Shems FM, le directeur de l’entreprise à intervenu dans les affaires de la rédaction en retirant un article publié sur son site, relatif aux déplacements du président de la République provisoire, Moncef Marzouki, qu’il avait effectués entre l’Allemagne, la Tunisie et Doha.

D’après lui, le responsable de la radio a justifié son acte du fait que l’article «porte atteinte au prestige des Institutions de l’Etat, essentiellement, celle de la présidence de la République», rapporte un communiqué de l’Observatoire de Tunis pour la Liberté de la Presse.

Belloumi s’est dit étonné de l’attitude du directeur général qui a consisté à défendre le président, d’autant que, la présidence de la République a son propre porte -parole officiel pour assurer sa défense, si nécessaire.

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