Les salaires de Marzouki dérangent

Moncef MarzoukiLa polémique suscitée par les revenus du président Moncef Marzouki continue à alimenter les discussions ainsi que remplir les pages des réseaux sociaux. Il faut dire que notre «bon» médecin, qui devait contribuer à la guérison du pays, a, malheureusement poursuivi sa saga des déclarations et des comportements qui frisent le farfelu !

Les dernières «sorties» du président comme son fameux discours contre les opposants laïcs au Qatar à qui il promet la potence ou sa décision de présenter son nouveau livre en France, plus précisément à Paris, ont braqué l’attention sur sa personne, mais en termes négatifs.

En effet, et indépendamment de l’étonnante maladresse dont il a fait preuve avec ces deux ultimes résolutions, le président Moncef Marzouki se voit «contrer» sur ses revenus supposés ou réels touchés alors qu’il était en «exil» en France ou à l’heure actuelle.

Lui, Marzouki, n’a-t-il pas déclaré dans une interview accordée à Jeune Afrique : «Moi, le réfugié politique, celui qui n’avait ni moyens ni argent, je suis rentré triomphalement dans mon pays alors qu’eux, les puissants, les indéboulonnables l’ont quitté».

Il semblerait que Moncef Marzouki, dont une «révélation» d’un journaliste libanais faisait état d’un salaire mensuel de 50.000 euros payé par la chaîne Al Jazeera contre quelques «piges» mais ramené à un taux «raisonnable» par Hédi Ben Abbès (250 dollars pour chaque pige), n’était pas dans le dénuement puisque l’un de ses amis proches, dans le passé Ahmed Manai, vient de lever le voile sur les revenus du président à l’époque (de 2001 à 2011).

Il a révélé que Moncef Marzouki touchait la bagatelle de 6000 euros mensuellement en exerçant son travail de médecin et en assurant des cours en France. Rien de surprenant, vu qu’un réfugié politique avec un diplôme de professeur de médecine ne peut qu’être payé de la sorte.
Toutefois, deux petites remarques au «président» qui toucherait aujourd’hui un salaire d’une trentaine de milliers de dinars par mois.

D’abord, et en tant que chef d’État, il n’a pas aujourd’hui la liberté de continuer à faire quelques piges ou éditer des livres (au lieu de faire semblant de se focaliser à plein temps sur les problèmes de la Tunisie). L’importance de sa charge et de sa fonction actuelle le lui interdiraient moralement et politiquement.
Ensuite, on se pose la question sur le manque de transparence des nouveaux gouvernants et leur décision de ne pas dévoiler leurs patrimoines et sur leur volonté délibérée de les garder secrets.

Pourquoi le président de la République cacherait-il la vérité ou l’occulterait ? Et pourquoi les ministres du gouvernement refusent-ils encore de se plier à cette obligation morale ?
Outre ces questions qui demeurent encore sans réponse, une toute dernière interrogation : combien rapporterait le nouveau livre que le président va présenter à Paris ???

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