Les LPR suspendues pour un mois : en attendant leur dissolution !

LPRLe spectre qui pèse sur la vie démocratique naissante en Tunisie a été, en partie, levé avec la suspension annoncée aujourd’hui des activités des « Ligues de Protection de la Révolution » qui avaient, jusque-là, bénéficié de la bénédiction d’Ennahdha, du Congrès Pour la République et de son dissident le mouvement WAFA.

C’est sur la demande du secrétaire général du gouvernement que le Chef du contentieux de l’Etat a présenté sa demande de geler les activités de ces ligues qui se sont illustrées par leur violence à l’égard de toute l’opposition avec comme dernière manifestation sa tentative d’empêcher le part Joumhouri d’organiser un meeting à Kairouan et ses menaces qu’elles lancent à l’encontre de tous ceux qui formulent des critiques au gouvernement actuel.

Le secrétaire du général du gouvernement a donc suivi la procédure prévue dans le décret-loi relatif aux associations qui prévoit trois étapes avant la dissolution définitive de toute association qui ne se conforme pas à la loi.

Tout d’abord, ces associations reçoivent une mise en garde puis et dans le cas, où elles poursuivent leurs activités illégales, elles font l’objet d’une décision de suspension provisoire qui ne peut dépasser les trente jours avant que le juge ne prononce définitivement la dissolution.

Ce gel des activités des LPR répond en réalité à une revendication de tous les partis politiques notamment de l’opposition, des syndicats et de la société civile qui y voient comme le bras armé d’Ennahdha au point de les appeler Les Ligues de Protection d’Ennahdha. Un bon point pour le gouvernement sortant et pour la justice en attendant que cette dernière ne prenne la décision définitive.

Mais, dans un mois, le contexte permettra-t-il de franchir ce pas ?

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