13 jours après, Regueb, toujours aux couleurs d’Al-Qaïda

ReguebLes drapeaux noirs d’Al-Qaïda et de Hezb Ettahrir continuent de dominer la place des martyrs de la ville de Regueb et ce dans l’indifférence la plus totale des autorités, treize jours après avoir été installés au-dessus du drapeau national.

En effet, rien n’a changé depuis et la situation est toujours au point mort la mobilisation des partis politiques dont le CPR, le Mouvement du Peuple, Al Massar, le Front Populaire ou Al-Joumhouri, qui se sont insurgés contre l’outrage infligé au drapeau national.

Aucun signe de vie de la part des autorités malgré une plainte déposée auprès du procureur de la République afin de dénoncer l’inertie des autorités locales, du Délégué en particulier et du Gouverneur.

Contacté par Webdo, M. Hedi Khelifi, membre de l’Alliance Démocratique, nous a fait part de son incompréhension face au silence et à l’indifférence des autorités. Celles-ci par la voix du Délégué, et dans une nouvelle fuite en avant, considèrent que le drapeau national n’a pas été touché ni outragé.
Le 9 janvier, lorsque les drapeaux noirs ont été hissés, le drapeau national avait été retiré avant d’être rapidement remis à sa place. Mais Hedi Khelifi, tout comme ceux qui ont saisi la justice considèrent que le drapeau national doit trôner au plus haut et qu’aucun autre drapeau ne doit le surplomber !

Il estime également qu’il est inacceptable de laisser un drapeau d’Al-Qaïda flotter alors que c’est une organisation terroriste reconnue comme telle par la Tunisie et qui est responsable de la mort de Tunisiens.

Selon lui, les autorités ont tout simplement peur de la réaction des courants radicaux islamistes. Et treize jours après, aucune décision n’a toujours pas été prise alors qu’il s’agit de rétablir le drapeau national dans ses droits et que l’affaire a été médiatisée à outrance sans qu’aucune décision n’ait été prise.

Le drapeau national trône toujours sur la place des martyrs à quelque 50 mètres de la Délégation, de la municipalité et du poste de police, mais il n’est plus le maître des lieux !
Dans une rencontre anecdotique avec un salafiste, ce dernier fait des remontrances à Hedi Khelifi et lui demande pourquoi tout le monde est contre le courant salafiste. Et Hedi Khelifi de répondre que les Tunisiens n’ont rien contre les salafistes… Ils ont juste porté plainte contre l’inaction des autorités qui tardent à rétablir l’emblème national dans ses droits.

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