Les bons offices de la France pour un nouveau statut de la Palestine à l’ONU

L’annonce a agacé Israël et donc les États-Unis, dans le même temps elle a réjouit les Palestiniens.
La France a décidé de voter en faveur d’un statut d’État non membre à l’ONU pour la Palestine. Concrètement, c’est une porte ouverte aux Palestiniens qui auront désormais le droit de siéger dans les organisations onusiennes ou encore saisir la Cour pénale internationale ou la Cour internationale de justice s’ils estiment qu’Israël a commis des violations du droit international. Ce statut d’État non membre donnera par conséquent plus de poids à la Palestine.

La décision française a été annoncée 48 heures seulement avant la demande officielle des Palestiniens, mettant ainsi Israël et son allié américain dans l’embarras alors qu’ils étaient déjà agacés par l’idée que le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas puisse demander, le 29 novembre aux Nations unies, d’accorder ce statut à la Palestine, se disant prêt à entamer des pourparlers avec Israël une fois qu’il l’aura obtenu.

Ce n’est pas, bien entendu, l’avis d’Israël qui votera « non » et ne se prive pas de menacer les Palestiniens de représailles.

Les Palestiniens constituent actuellement une simple « entité observatrice » au sein de l’Assemblée générale de l’ONU. Leur demande, jeudi, afin d’obtenir un statut d’État non-membre repose sur la validation d’une majorité des 193 membres.

De plus, contrairement à la demande pour obtenir le statut d’État membre, qui se fait devant le Conseil de sécurité, aucun État ne dispose d’un veto.

Dès lors, l’opposition farouche d’Israël et des États-Unis ne servira à rien si la majorité est acquise en faveur de la Palestine.

Et la position de la France vient justement de faire pencher la balance dans la mesure où elle pourrait entraîner l’Europe dans son sillage. Une Europe en perte de vitesse sur le front de la politique internationale et qui souhaiterait bien retrouver ses galons !

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