Tolérance des camps jihadistes en Tunisie : pourra-t-on agir à temps ou serait-ce trop tard ?

La revue française « Marianne » vient de consacrer un article sur les camps jihadistes en Tunisie. Elle commence par situer, au moins deux camps d’entraînement, l’un serait basé au nord du pays dans la région de Tabarka et l’autre le serait au sud du côté de Ghadames, aux confins des frontières entre la Tunisie, la Libye et l’Algérie.

Le plus inquiétant dans l’affaire, outre leur existence et le fait qu’il y aurait d’armes, c’est que les autorités tunisiennes seraient au courant de leur existence et qu’elles continuent à les tolérer. Selon l’article en question, « des diplomates auraient informé les autorités tunisiennes de leur existence et que ces autorités n’ont pas encore réagi. » Le même diplomate européen explique qu’aucun pays occidental ne veut mettre le sujet sur la place publique pour dire que « la transition démocratique en Tunisie est très mal partie », ce qu’aucun pays occidental « ne souhaite prendre cette responsabilité ».

Il semblerait, selon une source fiable, que les autorités tunisiennes sont parfaitement au courant de l’existence de ces camps, mais attendent, en quelque sorte, le contexte favorable pour réagir… Mais, et à ce sujet, le risque serait grand de voir que le mal est déjà fait et qu’il serait trop tard d’agir face à des groupes et des jihadistes qui se seraient aguerris en Syrie ou au Mali où ils sont envoyés pour le combat.

Enfin, l’article souligne l’inquiétude grandissante de l’Algérie qui aurait déjà transmis des informations qui auraient permis le dévoilement de caches d’armes dans le sud du pays, et qui a réussi à démanteler un réseau jihadiste venu de Tunisie près d’Annaba et a récupéré des missiles sol-air venant de Libye.

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