Viol de la fille : la ministre des droits des femmes française apporte son soutien, mais la France n’en est pas un exemple

L’affaire du viol de la fille qui a suscité une levée de boucliers de la société civile continue à faire l’écho en dehors de nos frontières pour toucher entre autres la classe politique française. C’est ainsi que Najat VallaudBelkacem, la  ministre des droits des femmes française, a exprimé  son indignation quant au viol dont a été victime la jeune tunisienne par des agents de l’ordre, rapporte le site du Ministère  français

La ministre et porte-parole du Gouvernement français a fait part de « son émotion et de sa solidarité » avec la fille qui risque d’être condamnée pour « atteinte à la pudeur et aux bonnes mœurs ».

Toujours selon le site sus cité qui se satisfait du courage de la jeune fille qui a brisé la loi du silence , Najat VallaudBelkacem entrera en contact dans les prochains jours avec Sihem Badi, ministre des affaires de la femme et de la famille, pour « s’enquérir de l’évolution de cette affaire et lui indiquer que la France était prête à envisager tout soutien utile cette jeune femme ».

Si l’on ne peut que se féliciter de l’attitude digne de la ministre française, on  se doit de rappeler quasiment la même affaire de viol dans la ville de Nice, une affaire qui remonte à 2010 et qui traîne encore en justice. L’inculpation  de trois policiers accusés d’avoir violé une prostituée sur la Promenade des Anglais s’est soldée par un acquittement. Pas définitif. Puisque, suite à un appel, l’avocat général a requis au second procès, qui a eu lieu en décembre 2011, « au moins dix ans de prison contre le chef de patrouille et huit contre ses deux collègues ». Le verdict ne sera pas rendu avant la fin 2012, si l’on en croit le site « nicematin.com ».

 Si l’on transpose cette affaire à l’horreur de la jeune fille tunisienne, on craint l’enlisement du procès qui peut perdurer, mais l’on se satisfait de la peine que les violeurs de policiers encourent.

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