Rafik Abdessalem : Docteur en attente de confirmation

Selon Kapitalis dans sa transmission de ce jour, des universitaires tunisiens sans les citer, ont eu la curiosité de consulter la thèse de doctorat en sciences politiques soutenue par Rafik Abdessalem en 2003 auprès de l’Université Wesminster. Mais peine perdue puisqu’en vérifiant sur le site de l’Université qui publie le nom de ses diplômés et la liste de leurs travaux, ils n’ont trouvé aucune trace. Pensant s’être trompés d’adresse, ils ont cherché à travers le classement des universités en Angleterre s’il n’existe pas d’autres institutions portant la même dénomination et ils n’ont rien trouvé qui peut les guider.

Le fait de ne pas avoir obtenu l’information recherchée peut avoir une seule et unique explication logique sauf erreur ou mauvaise foi. Le doctorat de Rafik Abdessalem, dont on s’est prévalu pour justifier sa désignation à la tête de la diplomatie tunisienne, n’existe que dans les discours et le CV de l’intéressé qui a été pour plusieurs années le responsable du centre de recherche de El Jazeera TV

La marge de l’erreur est très limitée, car des universitaires qui ont l’habitude de ce genre de travaux ne prennent pas le risque de tirer ou de laisser supposer des conclusions aussi graves sans avoir tout épuisé. Ils ont vérifié sur le site officiel de l’université où le ministre d’après son CV officiel aurait été chargé de travaux de recherche puis ils ont essayé de vérifier davantage, mais ils n’ont rien trouvé .

Quant à une éventuelle mauvaise foi, un universitaire ne peut pas être aussi naïf en affirmant faussement des données facilement vérifiables. La mauvaise foi aurait pu être la remise en cause de la qualité du travail ou la mise en doute de sa valeur scientifique.

Mais en procédant à la vérification, ils ont découvert pire qu’un travail de mauvaise qualité ou une recherche de niveau médiocre.

L’information comme on pouvait s’attendre s’est affichée à la une de plusieurs pages du Facebook pour envahir l’espace virtuel . Et comme d’habitude, les extrapolations et les bobards vont bon train. La dernière est la déclaration imputée au ministre des Affaires étrangères qui aurait annoncé après son retour d’un voyage de l’étranger « qu’il était en visite à Istanbul, la capitale de la Turquie ».

Pour les mauvaises langues qui n’ont à la bouche que l’humour pour commenter les événements, « le doctorat de Bouchlaka s’est avéré une CHLAKA ». Maintenant que son titre de docteur ne se justifie plus, du moins en attendant la confirmation du contraire, les universitaires peuvent chercher du côté de sa licence de philosophie (maitrise) de la faculté de lettres de Mohamed V au Ribat. Qui sait ????

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