Expulsion de l’ambassadeur syrien : une diversion qui nous éloigne de nos préoccupations !

L’actualité nationale est actuellement « préoccupée » par deux questions : le froid quasi polaire qui s’est abattu sur notre pays et qui a accentué les souffrances de nos populations un peu partout dans les pays, et notamment dans les régions au climat traditionnellement glacial en cette période de l’année à l’instar du nord ouest ou du centre, et puis cette « fameuse » trouvaille de notre diplomatie qui a consisté en cette décision d’expulser l’ambassadeur syrien du pays, sans avoir consulté auparavant ni l’institution suprême du pays en l’occurrence l’Assemblée Constituante, ni encore nos voisins les plus proches dont nous devons, par correction et dans un esprit de concertation et d’intérêts mutuels, consulter pour adopter, si possible, une position commune.

Certes, l’organisation provisoire des pouvoirs publics n’instaure pas une procédure de concertation avec l’Assemblée Constituante et place la détermination de la politique étrangère du pays entre les mains du président de la République et du Premier ministre, mais un consensus national sur la question n’aurait fait de mal à personne. Au contraire, cette consultation, si elle avait eu lieu, aurait certainement permis d’éclairer le gouvernement pour qu’il prenne la décision la plus adaptée.

Indépendamment des événements en Syrie, et de tout ce qui peut s’y passer, la priorité pour nous autres tunisiens, à l’heure actuelle, nous semble de se mettre au travail, sans plus tarder à la rédaction du texte de la Constitution, à la résolution de quelques problèmes sociaux urgents et de combattre toute espèce d’extrémisme qui semble menacer sérieusement la société avec tout ce qu’elle comporte d’intelligence contemporaine.

L’affaire « syrienne » ne doit pas constituer une diversion susceptible de nous éloigner de nos principaux soucis qui sont tout aussi importants, sinon davantage…

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