Ben Ali est toujours dans nos murs

Moins de 48 heures après la chute de Ben Ali, la télévision tunisienne – sous prétexte d’ouvrir son plateau à toutes les voix- continue à donner la parole à d’anciens inconditionnels de Ben Ali et de sa famille.

Bon nombre de journalistes, artistes et intellectuels, et après avoir mangé dans la main du dictateur, soutiennent avec un incroyable culot, des propos bizarres de démocrates.

Chassez le naturel, il revient au galop. Et cela rappelle beaucoup un certain 7 novembre 1987, quand les pires bourguibistes se sont convertis au benalisme.

Bien sûr, tout le monde veut se racheter, y compris les fils spirituels de Abdelwahab abdallah qui, malheureusement pour nous, continuent à sévir dans les médias officiels.

Le vrai danger, c’est que dans quelques jours, le semblant de liberté disparaîtra au profit d’une langue de bois qui reprendra le dessus (elle est déjà présente à la radio et à la télévision).

Ainsi, les seules voix sincères de ce pays se feront progressivement exclure des organes d’information du peuple et laisseront la voie libre aux apostats du régime de Ben Ali, lesquels, en professionnels de l’opportunisme et du retournement de veste tenteront de rendre aux médias leur statut terne des vingt dernières années.

En attendant, ces « faces de cul » cherchent un nouveau maître et seront prêts à faire la révérence aux pires ennemis de la démocratie, à commencer par les islamistes.

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