Lobbying et financement étranger : Qalb Tounes tente d’éluder le débat

En réponse à la Cour des comptes, le président du bloc parlementaire de Qalb Tounes, Oussama Khelifi a démenti l’existence d’un contrat entre son parti et une société de lobbying étrangère lors des élections législatives et présidentielle de 2019.

En effet, selon le rapport de la Cour des comptes sur les résultats du contrôle du financement de la campagne électorale présidentielle et des élections législatives de 2019, le candidat à la présidence, Nabil Karoui, a conclu un accord avec une société de lobbying étrangère d’une valeur de 2,85 millions de dinars. Une partie de cette somme avait été transférée à travers un compte bancaire non autorisé, qui est le compte de son épouse.

L’objectif de ce partenariat était de faire du lobbying à la veille de l’élection présidentielle, mais aussi d’obtenir le soutien des structures et organisations internationales, explique le rapport.

Khelifi a rappelé que le tribunal administratif, chargé d’examiner les violations qui ont accompagné les élections de 2019, avait innocenté le parti Qalb Tounes de toutes les charges notamment le financement étranger.

Sur IFM, le député et leader du parti de Nabil Karoui a souligné, ce jeudi 12 novembre 2020, que ces accusations étaient sans fondements et que la justice avait tranché en faveur de Qalb Tounes, ajoutant qu’à ce jour la Cour des comptes ne leur a pas envoyé de correspondance à ce sujet.

Evoqué par ce rapport, Ennadha a également réagi, ce jeudi 12 novembre 2020, à travers un communiqué dans lequel le parti a assuré être disposé à coopérer totalement avec l’instance judiciaire et à répondre à toutes doléances en soumettant tous les documents nécessaires.

Le mouvement a exprimé, par ailleurs, sa totale disposition à coopérer en toute transparence afin de clarifier tous les points de litige liés aux résultats de ce rapport et à sa performance durant les élections législatives de 2019.

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