Tunisie : Reprise des négociations entre le gouvernement et la coordination d’El Kamour

Les séances de négociation ont repris ce lundi 12 octobre 2020 entre les représentants de plusieurs ministères et la coordination du sit-in d’El Kamour, en présence de plusieurs représentants d’organisations nationales et des compétences locales.

Les négociations étaient bloquées en raison d’une divergence de points de vues sur la manière d’allouer les 80 millions de dinars de crédits que le gouvernement s’est engagé à accorder chaque année à la région de Tataouine.

Au siège du gouvernorat de Tataouine, les deux parties discuteront donc des dernières points de l’accord d’El Kamour signé le 16 juin 2017, notamment le recrutement de 1500 chômeurs dans les entreprises opérant dans le déser.

À cet égard, le député Souhaib Wadhan, qui participe aux séances de négociation, a indiqué la possibilité d’avoir un rapport final ce soir, saluant « la responsabilité et le désir sincère exprimés par les deux parties de mettre fin à cette crise qui a entravé les années de développement régional ».

Depuis le 25 février 2018, un sit-in est observé à El-Kamour où les protestataires ont lancé un ultimatum au gouvernement pour mettre en application les accords d’El-Kamour.

Les contestataires d’El Kamour reprochent principalement au gouvernement la non application d’une majeure partie de l’accord signé, le 16 juin 2017, entre le gouvernement et les jeunes de la région. Ils ont même adressé une lettre au président de la République revendiquant la mise en œuvre de toutes les clauses de l’accord d’El Kamour.

L’accord avait, à l’époque, réussi à rétablir l’ordre dans la région et permis un retour à la normale de l’activité pétrolière, après que le gouvernement avait promis la satisfaction des revendications brandies.

Cet accord prévoit en effet une allocation de 80 millions de dinars pour un fonds de développement et d’investissement dédié au gouvernorat de Tataouine, le recrutement de 1500 chômeurs au sein des sociétés pétrolières et 500 autres à la société de l’environnement, etc.

Commentaires:

Commentez...