Liberté d’expression ou manque de respect ?

CP : Yassine Gaidi

Le projet de loi de répression des atteintes faites aux forces armées fait actuellement polémique en Tunisie. Se le parlement a décidé de reporter le vote de cette loi à une date ultérieure, dans la rue des jeunes ont commencé à se mobiliser.

En effet, des dizaines de jeunes manifestants se sont rassemblés, hier jeudi 8 octobre, à l’Avenue Habib Bouguiba, à Tunis, pour dénoncer le projet de loi relatif à la protection des forces de sécurité intérieure et de la douane.

Les manifestants, membres d’associations de défense des droits de l’Homme et d’organisations politiques de gauche, s’étaient, d’abord, rassemblés à la Place du Bardo, devant le siège du parlement, avant de rejoindre l’Avenue Habib Bourguiba où ils ont été empêchés par les forces de l’ordre de se diriger vers le ministère de l’Intérieur.

Les manifestants se sont, donc, rassemblés devant le Théâtre municipal, à Tunis, brandissant des slogans contre ledit projet de loi qui, selon eux, « menace les libertés et place les forces sécuritaires au-dessus de toute redevabilité ou reddition de comptes ».

Sauf que certaines images de cette manifestation diffusées sur les réseaux sociaux ont fait polémique, où l’on voit notamment un jeune lever dans la main un billet de dix dinars orienté vers les sécuritaires, une manière d’accuser ces derniers de corruption.

Les sécuritaires ont été appelés à faire preuve de retenue ce qui a évité la dégénération de la situation, aucun incident n’a eu lieu.

Ce geste n’est pas passé inaperçu sur les réseaux, certains internautes ont dénoncé des actes hostiles et dégradant aux forces sécuritaires, alors que d’autres ont pris cela pour une forme de liberté d’expression.

Ce projet de loi, soumis à l’Assemblée des représentants du peuple, fait face à une vague de contestations de la part de la plupart des composantes de la société civile et des partis politiques.

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